Santé

L’Assemblée légalise « l’aide à mourir » : La République décide d’euthanasier les plus faibles

Le 27 mai, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture un texte controversé : la légalisation de l’« aide à mourir ». Derrière les mots choisis avec soin, ce vote historique révèle un clivage profond entre une vision médicale du soin et une nouvelle conception politique de la mort. 305 députés ont voté pour, 199 contre, 57 se sont abstenus. Loin de l’unanimité annoncée, la fracture traverse l’hémicycle, la société, et bientôt les familles...

mise à jour le 28/05/25

Liberté, égalité, euthanasie : bienvenue en République compassionnelle.

Les lois passent, les malades trépassent

Tandis Brigitte giflait son mari, une loi scélérate était tranquillement votée à l’Assemblée. La Croix évoquait la résurrection des corps : « Fin de vie : revivez la journée du vote sur l’aide à mourir à l’Assemblée ». Dans le texte voté, le terme « euthanasie » avait été remplacé par « aide à mourir ». De même, dans sa directive du 1er septembre 1939, Hitler avait soigneusement choisi ses mots pour « accorder une mort miséricordieuse » aux malades « jugés incurables selon une appréciation aussi rigoureuse que possible ». Le même jour, l’Allemagne entrait en guerre. La même année, sous le nom de code « Aktion T4 », débutait la campagne d’extermination par assassinat des adultes handicapés physiques et mentaux.

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Une prétendue liberté aux contours flous

Présenté comme un « droit nouveau », ce texte s’appuie sur des critères flous : « phase avancée ou terminale », « souffrance insupportable », ou encore « volonté libre et éclairée ». Aucun de ces termes ne fait consensus dans la communauté médicale. Le refus systématique d’amendements destinés à sécuriser la loi (avis psychiatrique obligatoire, exclusion des troubles psychiques) ouvre une brèche inquiétante : demain, la mort assistée pourrait-elle devenir une issue à la précarité, à la solitude, ou à la dépression ?


Les oubliés des soins palliatifs : premières victimes de la loi

Actuellement, une personne sur deux en France n’a pas accès aux soins palliatifs. C’est ce que rappelle le député Philippe Juvin, médecin lui-même, qui s’interroge : « Peut-on choisir librement sa mort quand on n’a pas eu accès aux soins pour vivre ? » Derrière la rhétorique de l’autonomie se cache une réalité brutale : les plus pauvres, les plus isolés, seront les premiers concernés. Moins on soigne, plus on euthanasie.

De la sédation au suicide assisté : une ligne rouge franchie

L’euthanasie n’est pas un accompagnement. C’est un acte létal. En 2020 déjà, la France avait discrètement autorisé le Rivotril en pleine crise sanitaire pour « soulager » les plus âgés. Cette nouvelle loi institutionnalise cette logique : la mort devient un soin parmi d’autres. Le député Hervé de Lépinau a dénoncé un « interdit moral multiséculaire » brisé, évoquant un amendement « de persécutions futures » contre les soignants attachés à leur serment d’Hippocrate.



La vie contre la mort : un débat piégé

Les promoteurs de la loi, principalement issus de la gauche et de la majorité présidentielle, parlent de progrès et de dignité. Mais peut-on parler de choix éclairé dans une société où l’on cache les mourants et où les familles implosent sous la charge des dépendances ? Quand la douleur psychique devient un critère, quelle frontière oppose encore la médecine au désespoir ?

Une économie de la mort bien réelle

Sous couvert d’humanité, ce texte cache une logique budgétaire cynique. Une étude officielle évoque jusqu’à 1,4 milliard d’euros d’économies annuelles avec une généralisation de l’aide à mourir. La Belgique et les Pays-Bas montrent déjà ce qu’une telle loi peut produire : des personnes âgées qui choisissent de s’euthanasier faute de moyens pour leur maison de retraite, des adolescents en souffrance psychologique poussés à une « mort accompagnée ». C’est cela, l’horizon d’une France euthanasique.

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Une république compassionnelle… à géométrie variable

Le paradoxe est frappant : la même République qui abolit la peine de mort pour les criminels propose désormais une mort « douce » pour les malades, les dépressifs ou les personnes âgées. L’humanisme à la carte s’impose. François Asselineau ironise : « Une mamie perd un peu la tête ? Hop, on la liquide ! » Ces propos brutaux disent pourtant ce que beaucoup redoutent : une société où la vulnérabilité devient un motif d’exclusion… définitive.



Une liberté menacée, même pour ceux qui veulent soigner

L’article 17 de cette proposition introduit un nouveau délit : l’entrave à l’aide à mourir. Tenter de dissuader un proche de recourir à l’euthanasie, même s’il est mineur ou psychiquement instable, est punissable de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Les députés ont alourdi la peine prévue, qu’ils ont calquée sur celle concernant l’IVG. Sans doute avaient-ils également en tête le nouveau délit de provocation à l’abandon ou à l’abstention de soins de la nouvelle loi anti-sectaire (un an de prison, trente mille euros d’amende, si on ne suit pas les prescriptions de Big Pharma). Médecins, familles, religieux ou simples citoyens : tous pourraient être criminalisés s’ils résistent à la logique létale de l’État. Après la censure pendant la crise sanitaire, c’est désormais la conscience qui est visée.

Franc-maçonnerie, conflits d’intérêts et idéologie

Derrière la mise en scène législative, certains dénoncent un projet porté de longue date par des cercles idéologiques influents. Olivier Falorni, rapporteur du texte, est membre d’honneur de l’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité), une organisation historiquement liée au Grand Orient de France. Cette proximité entre réseaux militants et élus remet en cause la neutralité du débat parlementaire. Le même Falorni proposait en 2020 d’utiliser le Rivotril « sans restriction » en Ehpad. Compassion, vraiment ?

Une euthanasie n’est pas un suicide

Afin que les bénéficiaires puissent toucher les assurances vie, la mort provoquée par euthanasie n’est pas assimilée à un suicide. Le risque d’assassinat en devient d’autant plus évident. Comme l’euthanasie ne peut quand même pas être qualifiée de mort naturelle, les députés ont mené des discussions lexicales, pour à la fin réussir à sauver le magot.



Mourir dignement… ou vivre abandonné ?

Le véritable scandale n’est pas l’absence d’un droit à mourir, mais l’abandon croissant de ceux qui veulent vivre. Personne ne demande à mourir par plaisir. Les demandes d’euthanasie sont souvent l’expression d’un mal-être, d’un isolement, d’un manque d’écoute. Comme le rappelait Philippe Juvin : « Quand on soigne mieux, les demandes de mourir disparaissent. » Cette vérité simple est ignorée par une loi qui préfère euthanasier que soigner.

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Une société à la croisée des chemins

La France est-elle prête à légitimer la mort comme solution ? Ce vote, présenté comme un tournant progressiste, pourrait bien être un abandon. Car demain, il sera trop tard pour se réveiller : les lois bioéthiques ne se détricotent pas. Elles s’enchaînent. Aujourd’hui l’euthanasie encadrée, demain le suicide assisté en pharmacie ? Si nous laissons faire, ce ne sont pas les souffrants que nous accompagnerons… mais les principes mêmes d’une société fondée sur la vie.

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