Une manœuvre pour éviter le piège du budget 2026
Le risque principal ? Que Macron utilise cette dissolution pour court-circuiter les débats sur le budget 2026, évitant ainsi un vote périlleux sur les 40 milliards d’austérité prévus. Pendant ce temps, les parlementaires, en vacances jusqu’au 26 avril, brillent par leur inaction. La motion de censure, réclamée par certains, reste lettre morte, laissant le président libre de contrôler le calendrier à sa guise. Une stratégie habile, mais qui pourrait accentuer le discrédit d’une classe politique déjà perçue comme déconnectée.
L’illusion dangereuse d’une popularité retrouvée
Mais cette stratégie pourrait se retourner contre lui. Si l’idée d’un scrutin anticipé fait son chemin, c’est aussi parce que Macron croit pouvoir instrumentaliser la guerre en Ukraine pour redorer son image. Une dangereuse illusion, alors que la colère gronde contre les dépenses militaires et les sacrifices imposés aux Français. Entre calcul politique et fuite en avant, l’exécutif joue avec le feu – et les oppositions, en refusant d’agir, en deviennent complices. La prochaine étape ? Une possible crise institutionnelle si le président force trop le destin.
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