Face à la chute progressive du yuan, la Banque populaire de Chine (PBOC) a discrètement demandé aux grandes banques publiques de réduire leurs achats de dollars américains. Une décision révélatrice de l’inquiétude croissante des autorités face à la volatilité du marché des changes, dans un contexte de tensions commerciales persistantes avec les États-Unis.
Une monnaie sous pression
Selon Reuters, depuis le début du mois, la devise chinoise a perdu environ 1,3 % de sa valeur, atteignant 7,35 yuans pour un dollar. Une baisse qui alimente les spéculations sur une possible dévaluation de la monnaie par Pékin pour relancer ses exportations.
Mais selon plusieurs sources proches du dossier, la banque centrale chinoise n’envisage pas de laisser filer sa monnaie. Au contraire, elle entend préserver la confiance des marchés et éviter toute fuite massive de capitaux, un risque bien réel en cas de dépréciation trop brutale.
Moins de dollars, plus de contrôle
Les directives transmises aux banques d’État sont claires : freiner les achats de dollars pour compte propre, tout en renforçant les contrôles sur les opérations en devises des clients. Objectif : dissuader les comportements spéculatifs et limiter la pression vendeuse sur le yuan.
D’après plusieurs témoins, certaines institutions financières chinoises auraient même été vues vendant activement des dollars pour acheter du yuan, en plein marché, afin de ralentir la baisse de la monnaie nationale.
Entre équilibre économique et guerre commerciale
La Chine est confrontée à un dilemme : soutenir sa compétitivité à l’exportation, mise à mal par les droits de douane massifs imposés par Washington, sans pour autant compromettre la stabilité financière intérieure.
Selon un conseiller politique cité anonymement, une légère dévaluation pourrait aider les entreprises exportatrices, mais une chute trop forte de la monnaie risquerait de déstabiliser les marchés.
« Une baisse modérée peut être bénéfique, mais il ne faut pas perdre la confiance des investisseurs », confie-t-il.
Réaction des marchés
Suite aux révélations sur ces mesures de soutien implicite, le yuan a légèrement rebondi. Sur le marché domestique, il a regagné 50 points de base, tandis que sa version offshore a effacé 120 points de ses pertes intrajournalières.
Une stratégie qui reste sous surveillance
Les analystes financiers, comme Christopher Wong de la banque OCBC, estiment que les autorités chinoises cherchent à maintenir un certain niveau de stabilité contrôlée autour de leur monnaie. Ils soulignent que la PBOC (Banque populaire de Chine) a récemment laissé glisser son taux pivot au-delà d’un seuil clé, signalant une volonté d’ajustement progressif, sans déclencher de panique.
La Chine freine les dollars. L’Occident freine… sa lucidité.
Pendant que la France vend ses ports,
que l’Europe achète son gaz au triple du prix,
la Chine, elle,
contrôle, ajuste, contre-attaque.
💵 Pékin ordonne à ses banques : « Moins de dollars, plus de discipline. »
Car pour eux, la monnaie n’est pas un marché,
c’est un outil de guerre.
Le yuan chute ?
Ils freinent les achats de devises.
Ils stabilisent, ils verrouillent.
Pendant que l’Occident imprime des promesses et négocie à genoux.
C’est ça, la vraie souveraineté :
tenir sa monnaie comme on tient sa frontière.
Lame Insoumise le dit :
la monnaie, c’est la clé de la puissance.
Tant qu’on dépend de la BCE ou du dollar,
nous sommes des vassaux déguisés.
Pékin avance.
Washington impose.
Et la France ?
Elle attend qu’on lui dicte la prochaine clause.