Politique internationale

George Soros ne croit ni en l’Europe ni en Trump et son enquête européenne arrive aux mêmes conclusions !

Selon l'enquête de Soros « Crépuscule transatlantique : l'opinion publique européenne sur l'ombre de Trump qui s'allonge », les Européens ne croient plus en l'Union européenne. Soros lui-même n'y croit plus depuis longtemps. Est-ce un hasard si son enquête le rejoint sur une même conclusion ?

mise à jour le 16/02/25

George Soros part en croisade contre Donald Trump en Europe.

Le hic, selon Soros, est que seule l’Europe aura la force de s’opposer à Trump et à ses valeurs, ce que ne peuvent faire des nations divisées. Cette récente enquête est un épisode du combat de Soros pour une société mondialiste ouverte et sans frontières et fermée aux partisans des nations.

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L’European Council on Foreign Relations (Conseil européen des relations étrangères) est un think-tank fondé par George Soros. Rien à voir avec le Conseil de l’Europe, quoique… l’Open Society de George Soros soit l’un de ses deux plus gros donateurs privés, l’autre étant Microsoft. Son fils, Alexander Soros, a pris le relais. L’enquête, publiée le 12 février 2025, s’est déroulée en novembre 2024, sur 18 507 personnes dans quatorze pays d’Europe. Le think-tank a les moyens avec un réseau de bureaux dans sept capitales européennes, plus de 90 collaborateurs issus de plus de 25 pays et des chercheurs associés dans les 27 États membres de l’UE. Faut-il cependant se fier à ses résultats ?

Qui est George Soros ?

Les lumières de l’Europe et de l’Otan déclinent face à Trump

Une anecdote citée par l’enquête donne le ton des conclusions. Elle est propre à vous tirer des larmes.

« Le soir du 3 août 1914, un ami rendit visite au ministre britannique des Affaires étrangères Sir Edward Grey dans son bureau à Londres. Ils regardèrent par les fenêtres la rue sombre où les lampadaires s’éteignaient. « Les lampes s’éteignent partout en Europe », commenta Grey, comme il l’écrivit plus tard dans ses mémoires. « Nous ne les reverrons plus allumées de notre vivant. »

Les rédacteurs de l’enquête poursuivent : « Établir des comparaisons entre aujourd’hui et hier pourrait sembler absurdement catastrophiste. Après tout, Grey faisait référence au déclenchement imminent de la Première Guerre mondiale. Et pourtant, cette image mélancolique reflète quelque peu l’alliance transatlantique d’aujourd’hui, alors que Donald Trump s’installe pour un second mandat présidentiel. Là où elle brillait autrefois, elle s’estompe désormais. Les ombres s’allongent. La morosité s’installe – pour combien de temps encore, on ne sait pas. »

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Selon Soros, Trump ne peut pas apporter la paix en Ukraine

Interrogés, entre autres sujets, sur les chances de paix en Ukraine en novembre 2024, seulement 28 % des Européens estimaient que l’élection de Trump la favoriserait, 45 % ne prévoyaient guère de différence et 27 % les voyaient plutôt s’éloigner.
Menée avant l’investiture du président américain, cette enquête ne reflète donc pas l’opinion par rapport à la situation actuelle. Alors, pourquoi la publier en février 2025 ? C’est trop tard, oui, mais cela correspond juste au moment où Donald Trump négocie la paix. Il négocie avec Zelensky des accords d’exploitation de terres rares en Ukraine. Il engage des tractations avec Poutine. Quelle coïncidence !

« En Ukraine, la paix n’est pas la meilleure solution »

Le tableau général, selon le rapporteur, est sombre. Les personnes interrogées qui voient les négociations de paix comme l’issue « la plus probable » de la guerre ne considèrent pas qu’il s’agisse de la « meilleure » issue pour la paix dans le monde. Il existe un risque important de divisions, si les négociations échouent ou dérivent vers une issue très défavorable à l’Ukraine.

C’était tellement mieux du temps de Biden

Serrons les rangs face à l’ennemi : quiconque voit la nécessité d’une position européenne commune sur l’Ukraine, en particulier compte tenu de l’arrivée d’un partenaire moins prévisible et moins amical à la Maison-Blanche, devrait s’inquiéter.

L’allié américain devient un partenaire commercial

Confondant allègrement Europe et Otan, le compte-rendu de l’enquête passe à l’évocation nostalgique des vraies valeurs d’« un ordre en déclin né sur les champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale en Europe et consacré par le Traité de l’Atlantique Nord de 1949. Depuis des décennies, les dirigeants des deux côtés de l’Atlantique souscrivent à la forme – et plus largement à la substance – d’un partenariat fondé sur des valeurs entre alliés engagés partageant des intérêts communs profonds. »

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Selon Soros, « l’Europe n’est pas condamnée à succomber à la volonté de Trump. Le président américain considère que tout est négociable. Les Européens doivent donc être prêts à négocier durement pour défendre leurs intérêts, car aucun pays européen n’a la force de traiter seul à armes égales avec l’administration américaine ».

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