Médias

2027 : la disparition des médias alternatifs ? – Une analyse de Rémy du Juste Milieu

Rémy, créateur de la chaîne Juste Milieu, exprime son inquiétude quant à l'avenir du paysage médiatique indépendant en France. Sans prédire une fermeture massive de ces médias, il anticipe une dilution progressive de leur essence dissidente, absorbée par le système médiatique et politique dominant. À l'approche des élections présidentielles de 2027, Rémy voit dans ces évolutions une stratégie pour maintenir le statu quo en créant une "illusion d'alternative".

mise à jour le 23/09/25

Rémy dissèque avec précision comment subventions et invitations mainstream érodent l’indépendance des voix dissidentes.

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La Dépendance Financière : Des Subventions Publiques qui Minent l’Indépendance

Rémy commence par souligner que de nombreux médias se revendiquant « alternatifs » ou « indépendants » qui dépendent en réalité de subventions publiques massives, les rendant vulnérables et non autonomes. Selon lui, si un média ne peut survivre sans cette « perfusion financière », il n’est pas véritablement indépendant, mais plutôt une extension du système qu’il prétend critiquer.

Basé sur les données officielles du Ministère de la Culture (disponibles pour les années 2021 à 2024), il cite plusieurs exemples :

. Blast : Ce média a reçu 50 000 € en 2021, 828 787 € en 2022 et 623 815 € en 2023.
. Front Populaire (lancé par Michel Onfray et Stéphane Simon) : 628 481 € en 2021 (année de lancement), 33 656 € en 2023 et 49 091 € en 2024.
. Factuel (projet de Stéphane Simon, associé à Christine Kelly) : 50 000 € dès son lancement en 2023, malgré l’absence de viabilité prouvée. Le média a fermé en avril 2024 pour cessation de paiement.

D’autres cas incluent QG Média (28 513 € en 2024), Basta (18 000 €), Boulevard Voltaire (56 758 €), Causeur (31 670 €), L’Incorrect (12 967 €) et Valeurs Actuelles (près de 500 000 €). Rémy insiste : ces chiffres, accessibles publiquement, posent la question de la survie sans fonds publics. Pour lui, cela crée une « supercherie » où l’alternative est financée par l’État, menant à une perte de crédibilité et, in fine, à une disparition de leur rôle contestataire.

La Porosité entre Mainstream et Alternatif : Une Absorption par Cooptation

Un des points centraux de l’analyse est la « porosité » croissante entre les médias mainstream et alternatifs, qu’il compare à un « grand club échangiste ». Des voix dissidentes sont invitées sur des plateaux comme ceux de CNews ou Sud Radio, ce qui, selon lui, ne renforce pas l’alternative mais l’avale, la rendant mainstream et contrôlée.

Parmi les exemples :

. Florian Philippot : Régulier sur CNews (L’Heure des Pros) et TPMP.
. Clémence Houdiakova : Apparue sur CNews pour promouvoir Tocsin Media.
. Didier Maïsto : Invité chez Jean-Marc Morandini sur CNews, ce que Rémy qualifie de « scandaleux » en raison des accusations contre Morandini (harcèlement sexuel sur mineurs).

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La Fabrication d’une « Fausse Dissidence » : Une Stratégie Historique pour Contrôler l’Opposition

Rémy argue que le système médiatico-politique, financé par des milliardaires comme Vincent Bolloré (CNews) ou Pierre-Édouard Stérin (investisseur dans Neo, L’Incorrect, Le Crayon), fabrique une « illusion d’alternative » pour invisibiliser la vraie dissidence. Cela permet de maintenir le pouvoir en amplifiant une opposition contrôlée.

Il s’appuie sur des références :

. Citation de Lénine : « La meilleure façon de contrôler l’opposition est de la diriger soi-même. »
. Opération Trust (bolchéviques, années 1920) : Création d’un faux réseau anti-soviétique pour piéger les opposants.
. COINTELPRO (FBI, 1950-1970) : Infiltration de mouvements dissidents.
. Théorie de Noam Chomsky sur la « fabrique du consentement ».

La Réponse de Didier Maïsto aux Critiques de Rémy

Dans une intervention Tocsin, Didier Maïsto réagit aux accusations de Rémy concernant les médias alternatifs qui acceptent des invitations sur des plateaux mainstream comme CNews. Il défend l’idée d’occuper ces espaces pour porter la contradiction et faire entendre des voix dissidentes sur des sujets tabous tels que les vaccins, la corruption européenne ou les lobbies, arguant que la politique de la chaise vide ne fait que laisser la place à d’autres, comme le média Frontières qu’il qualifie de partisan.

Il insiste sur sa cohérence personnelle, affirmant tenir les mêmes propos partout sans rémunération, et critique les « donneurs de leçons » qui versent dans un purisme totalitaire, tout en invitant Rémy à un débat ouvert pour discuter de l’avenir des médias alternatifs.

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1 commentaire sur "2027 : la disparition des médias alternatifs ? – Une analyse de Rémy du Juste Milieu"

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  1. La première des dissidences est la conservation de la langue nationale. Pourquoi truffer les textes d’anglissismes puisés au bréviaire du tant décrié mondialisme et son verbiage d’essence anglaise? Ainsi « mainstream » se dit tout simplement et de manière autrement plus explicite : « courant dominant », « populaire », de « masse », « presse (médias) subventionnée », « aux ordres », « médias de propagande » par exemple. En même temps dirait « l’autre », cela détrmine indiscutablement qui y opère.

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