Football

150 000 francs suisses et une banderole : La FIFA inflige une sanction dérisoire à Israël pour des années de racisme impuni

La Commission de discipline de la FIFA a rendu, jeudi 19 mars 2026, un verdict aussi attendu que timoré : la Fédération israélienne de football (IFA) est condamnée à une amende de 150 000 francs suisses (soit environ 165 000 euros) pour « incidents à caractère discriminatoire » répétés. Une décision qui, si elle marque une volonté de sévir, reste bien en deçà des attentes face à l’ampleur des dérives racistes dans le football israélien.

mise à jour le 21/03/26

Israël écope d’une amende et d’une banderole : la preuve que la FIFA sait punir, mais sans jamais vraiment déranger.

Une condamnation en trois temps : argent, avertissement et communication

L’IFA devra s’acquitter des deux tiers de la somme sous 30 jours, le solde étant affecté à un « plan général de lutte contre la discrimination ». Une mesure qui ressemble furieusement à une opération de communication, d’autant que la fédération devra aussi afficher, lors de ses trois prochains matchs à domicile, une banderole proclamant : « Football Unites the World – No to Discrimination ». Un message censé rappeler les « valeurs » du football, mais qui sonne comme une pirouette face à l’inaction chronique de l’IFA.

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La FIFA exige en outre que les détails de cette banderole – taille, emplacement, visibilité – lui soient soumis pour validation 15 jours avant chaque rencontre. Une procédure bureaucratique qui, là encore, semble davantage destinée à sauver les apparences qu’à infliger une réelle punition.


Beitar Jérusalem, symbole d’un racisme toléré

L’enquête de la FIFA a mis en lumière l’incurie de l’IFA face aux agissements des supporters du Beitar Jérusalem, club tristement célèbre pour ses chants anti-arabes et anti-musulmans. Pourtant, malgré ces « antécédents » qualifiés d’« échec général » par la FIFA, aucune suspension n’a été prononcée. La fédération palestinienne, à l’origine de la plainte, peut donc mesurer l’étendue des limites de la justice sportive : on condamne, mais on n’exclut pas.

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Une sanction à géométrie variable

Comparée à l’exclusion de la Russie en 2022, la clémence dont bénéficie Israël interroge. La FIFA, sous la houlette de Gianni Infantino, rappelle que le football doit incarner « l’unité et la tolérance ». Mais dans les faits, elle préfère les demi-mesures aux sanctions radicales, comme si certaines discriminations valaient moins que d’autres.

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Dans un Proche-Orient où le sport est souvent un exutoire aux tensions politiques, cette décision sonne comme un aveu d’impuissance.

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