Pire, l’Union européenne brandit la menace d’une amende colossale, rappelant que la loi climat impose ces restrictions. Le gouvernement joue les surpris, mais semble avoir anticipé… même la crédulité des citoyens.
Gueux et industriels de l’agglomération lyonnaise ont eu un traitement « différencié » — comme le tri sélectif, puisqu’il s’agit de cela avec les ZFE. Ainsi, loin de vouloir contrarier les nombreux industriels de l’agglomération lyonnaise avec des contraintes européennes, la Métropole de Lyon lance un institut éco citoyen (comme cela est bien dit !) pour « renforcer la production de connaissances » (pas question de mesures concrètes immédiates) sur les polluants éternels qu’ils rejettent. Avec les ZFE, les automobilistes lyonnais ne bénéficient pas de la même d’indulgence que l’usine Ken One qui a dispersé dans l’air pendant ces vingt-et-une dernières années 500 tonnes de chlorure de vinyle cancérigène.
Quant aux Rouennais voisins de Lubrizol, (10 000 tonnes de produits chimiques parties en fumée en 2023), ils devront faire bien attention à leur vignette Crit’Air.
À Paris, la source principale de pollution est la radioactivité. Les sites du fort de Vaujours (93 et 77) et du laboratoire de Marie Curie à Arcueil (94), à l’origine de tumeurs cancéreuses, font l’objet de différents échanges techniques, réunions, rapports… Les automobilistes, eux, ont droit aux vignettes Crit’Air.
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