Zapping Epstein et la Macronie : Six ans de silence, zéro poursuite, cent pour cent complicité

Il aura fallu attendre six ans et la publication américaine des fichiers Epstein pour que la France admette, du bout des lèvres, qu’elle possédait déjà la boîte noire du criminel. Une découverte qui n’en est pas une : la justice française se taisait, les preuves dormaient, et l’exécutif jouait les vierges effarouchées.

mise à jour le 12/02/26

Six ans que l’État possédait la preuve de complicités françaises ; six ans qu’il a fait celle de ne pas savoir lire.

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Les courriels de Jeffrey Epstein étaient donc sous scellés en France depuis 2019, saisis lors de la perquisition du domicile parisien du multimillionnaire. Six années durant lesquelles l’appareil judiciaire a choisi l’inertie, tandis que le pouvoir politique assurait en boucle que cette affaire « concernait surtout les États-Unis ».

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Sauf que les listes, elles, parlaient français : un diplomate de carrière cité près de deux cents fois, un Quai d’Orsay qui « se dit prêt à enquêter » avec la célérité des statues, et en toile de fond, un chef de l’État qui verrouille méthodiquement les institutions jusqu’en 2053. On ne saurait mieux organiser l’impunité.

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