Les courriels de Jeffrey Epstein étaient donc sous scellés en France depuis 2019, saisis lors de la perquisition du domicile parisien du multimillionnaire. Six années durant lesquelles l’appareil judiciaire a choisi l’inertie, tandis que le pouvoir politique assurait en boucle que cette affaire « concernait surtout les États-Unis ».
Sauf que les listes, elles, parlaient français : un diplomate de carrière cité près de deux cents fois, un Quai d’Orsay qui « se dit prêt à enquêter » avec la célérité des statues, et en toile de fond, un chef de l’État qui verrouille méthodiquement les institutions jusqu’en 2053. On ne saurait mieux organiser l’impunité.
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