Vladimir Poutine accorde la nationalité russe au lanceur d’alerte américain de la CIA Edward Snowden

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mise à jour le 01/10/22

Selon le décret n° 673 publié lundi 26 septembre 2022 par le président russe Vladimir Poutine, l’ancien analyste de la Central Intelligence Agency (CIA) et de la National Security Agency (NSA), Edward Snowden, devenu lanceur d’alerte, est officiellement de nationalité russe.


Edward Snowden a été inculpé le 22 juin 2013 par le gouvernement américain sous les chefs d’accusation d’espionnage, de vol et d’utilisation illégale de biens gouvernementaux. Il avait révélé des informations classées top-secrètes de la NSA sur la captation des données de connexion des appels téléphoniques aux États-Unis, ainsi que les systèmes d’écoute mondial sur Internet. Risquant la prison, Snowden avait trouvé un asile temporaire en Russie. Il avait obtenu un accord de résidence permanente depuis 2020.

Réaction de Snowden sur Twitter : « Après des années de séparation d’avec nos parents, ma femme et moi n’avons aucun désir d’être séparés de nos fils. Après deux ans d’attente et près de dix ans d’exil, un peu de stabilité fera la différence pour ma famille. Je prie pour leur vie privée – et pour nous tous. »

En lui accordant la nationalité russe, la Russie sauve définitivement Edward Snowden des griffes de la CIA. Face à l’Europe qui se targue de défendre les libertés démocratiques, c’est un coup médiatique qui marque un point en faveur de Poutine. En 2018, l’Ukrainien Oleh Sentsov, prisonnier politique en Russie, avait été échangé, après son prix Sakharov, contre des prisonniers russes en Ukraine. Alexeï Navalny, actuellement détenu en Russie, a reçu le prix Sakharov 2021. Les nominés de cette année sont Volodymyr Zelensky, le peuple ukrainien, Julian Assange, Sonia Guajajara et la Commission colombienne de la vérité. Si Julian Assange recevait le prix 2022, il pourrait faire l’objet d’un échange contre Alexeï Navalny. Les prisonniers politiques, de quelque bord qu’ils soient, sont toujours encombrants. Encore faudrait-il que l’Europe admette faire des prisonniers politiques.

Le Média en 4-4-2.

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