Face aux questions pressantes des élus, Vincent Bolloré a alterné entre déni et sermon. Interrogé sur le soutien indéfectible de CNews à Jean-Marc Morandini — condamné à deux ans de prison avec sursis pour des faits de pédopornographie —, le révérend père Bolloré a invoqué la « miséricorde », une « force » qui « libère ». Une clémence bien commode quand on dirige un empire médiatique et qu’on bénéficie, selon les députés, de 300 millions d’euros de « cadeaux fiscaux » pour éviter une amende.
Bolloré, lui, balaye ces accusations d’un revers de main : « Une blague », assure-t-il, avant de nier toute ingérence dans ses rédactions… alors même que les témoignages et les archives prouvent le contraire. Entre le pardon pour les uns et l’impunité pour les autres, une question persiste : jusqu’où ira l’audace d’un milliardaire qui, visiblement, se prend pour un prophète… et un martyr ?
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