Vandalisme : symptôme d’un rejet populaire
Le taux de fonctionnement du parc est tombé à 81%, victime des vagues de vandalisme lors des mouvements sociaux. Les coûts de réparation atteignent des sommets – jusqu’à 200 000 euros pour un radar entièrement remplacé – creusant un cercle vicieux financé par… les amendes elles-mêmes. Ces destinations traduisent un rejet croissant de ce que les automobilistes perçoivent comme une taxation déguisée.
Un grand merci à @LCI de nous expliquer que les radars ne sont là que pour rapporter du fric à l’État et que la sécurité ils s’en tapent.
Vous me direz que seuls les plus abrutis d’entre nous étaient encore dupes de cette gigantesque arnaque.
L’État est notre plus grand ennemi… pic.twitter.com/Ipb7grVDbS— AuBonTouiteFrançais 🍾🍾🍾 (@VictorSinclair3) October 26, 2025
La sécurité, variable d’ajustement budgétaire
Les propos d’Éric Champarnaud, directeur général de C-Ways, sont éclairants : « Les amendes automatiques représentent 43% des 2 milliards d’euros de contraventions. Ce n’est pas un levier majeur pour réduire le déficit, mais on n’est plus à l’heure où on peut se permettre de négliger les petites économies. » Un aveu : l’objectif est bien budgétaire, la sécurité routière servant de caution morale à cette entreprise de rentabilité.
L’IA au service du profit
Face à ce manque à gagner, la réponse gouvernementale est sans surprise : déployer dès 2025 des radars dopés à l’intelligence artificielle. Leur mission ? Traquer toujours plus d’infractions, du téléphone au volant au non-respect des distances de sécurité. Une fuite en avant technologique qui soulève autant de questions sur les libertés individuelles que sur la finalité réelle de ce système.
Le cynisme d’une politique
Alors que l’État compte sur ces nouvelles technologies pour renflouer ses caisses, la contradiction devient criante : comment croire à un discours sécuritaire quand chaque innovation vise d’abord à augmenter les recettes ? Les 76 millions d’euros de manque à gagner en disent long sur les véritables priorités macroniennes : la rentabilité d’abord, la sécurité ensuite.
L’IA pour fliquer encore et toujours.
Un projet apporterait bien plus sur tous les plans : des feux intelligents. Améliorations de la circulation, gains de temps, réduction de la pollution, réduction d’accidents.
Combien de morts la nuit, lorsqu’un chauffeur épuisé ne supporte plus d’attendre un Nème feu rouge à Nème un carrefour vide ?