Politique

Project Nimbus : Nouvelles révélations sur l’accord secret entre Amazon, Google et Israël

L'affaire Nimbus lève enfin le voile sur la collusion structurelle unissant l'État israélien aux géants de la tech. Loin d'une simple modernisation informatique, ce contrat de 1,2 milliard de dollars avec Google et Amazon constitue la colonne vertébrale numérique d'un régime d'occupation. Il officialise la capitulation de principes éthiques supposément universels devant l'appât du gain et les "exigences sensibles" de Tel-Aviv.

mise à jour le 04/11/25

Un système de paiement codé scelle l’alliance entre la tech et l’État génocidaire.

La clause du Clin d’Œil

Par crainte de réquisitions judiciaires étrangères, Israël a exigé un système d’alerte discret. Google et Amazon s’y plient en effectuant des virements symboliques : le montant, en shekels, correspond au code téléphonique du pays enquêteur. Pour les États-Unis (+1), 1000 shekels. Pour la France (+33), 3300. Ce subterfuge financier, s’il contourne allègrement le droit international, illustre une froide mécanique où la loi se monnaie. Des juristes y voient un risque criminel ; les parties contractantes, une clause de bon sens.

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L’abonnement à l’impunité

Plus accablante encore est la clause « zéro restriction ». Elle garantit à l’État hébreu une immunité technologique totale, lui assurant la continuité de ses services cloud même si leurs applications violent les chartes des entreprises en matière de droits humains. Que ces infrastructures servent à la surveillance de masse ou au ciblage de populations civiles, les prestataires s’interdisent toute interruption. Une passivité rémunératrice qui contraste avec la décision de Microsoft, en 2025, de suspendre ses services à Israël pour éviter de faciliter la « surveillance massive des civils ».

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Le Mur des Dénegations

Face aux protestations de leurs propres employés et aux révélations de la presse, Google et Amazon campent sur une ligne défensive d’une belle constance. Le premier qualifie les allégations « d’absurdes », le second se retranche derrière le sacro-saint « secret client ». Le ministère israélien des Finances, quant à lui, invoque des « obligations contractuelles strictes » pour protéger ses « intérêts vitaux ». Un euphémisme qui semble englober aussi bien la sécurité nationale que la perpétuation d’une occupation illégale.

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La complicité comme modèle d’affaires

Au-delà des clauses et des dénis, Nimbus consacre un précédent dangereux : la souveraineté technologique des États peut désormais s’acheter, au prix de l’érosion des normes internationales. En sanctuarisant les données d’un pouvoir controversé, Google et Amazon ne sont plus de simples fournisseurs. Ils deviennent les architectes de l’opacité et les garants de l’impunité. Cette alliance scellée dans le secret sonne le glas de toute velléité d’éthique dans le numérique, et acte la transformation de l’outil cloud en arme de domination.

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