Économie

Pétrole, nucléaire et autosatisfaction : L’art macronien de payer deux fois la facture

Mercredi 11 mars, en marge d’une réunion du G7 sur le Moyen-Orient, Emmanuel Macron a annoncé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole des réserves stratégiques pour juguler les prix à la pompe. Mais, fidèle à son personnage, il n’a pas résisté à l’autosatisfaction en martelant l’urgence de sortir des hydrocarbures pour atteindre l’indépendance énergétique, comme si ses propres décisions n’avaient pas systématiquement sapé cette ambition. Car c’est bien sous son quinquennat, en 2018, que quatorze réacteurs nucléaires furent promis à la fermeture, désorganisant durablement la filière et les recrutements d’EDF, avant qu’un revirement tardif ne tente de colmater les brèches.

mise à jour le 16/03/26

Macron ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît…

Même le projet Astrid, ce réacteur à neutrons rapides capable de réduire nos déchets et notre dépendance à l’uranium, fut abandonné en 2018 pour être timidement relancé en 2025, après sept années perdues. Entre les injonctions contradictoires de l’Union européenne, désormais repentie par la voix d’Ursula von der Leyen, et l’improvisation permanente de la Macronie, force est de constater que l’on navigue à vue, loin des grands discours.

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