« Nous devons produire sur place ce dont nous avons besoin, au-delà de la simple recherche et développement », a-t-il déclaré.
Selon lui, cet isolement s’explique en partie par des pressions politiques en Europe, liées à l’immigration musulmane qui influencerait les décisions gouvernementales, menant à l’annulation de contrats militaires avec Israël. Israël est désormais soumis à des embargos partiels ou complets sur les armes de la part de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de l’Espagne, de l’Italie et d’autres pays en raison de sa participation à la guerre de Gaza. Yair Lapid, leader de l’opposition, a qualifiés ces propos de « déclaration irresponsable », affirmant que cet isolement résulte d’une politique gouvernementale défaillante qui risque de reléguer Israël au rang des pays en développement, sans mesures concrètes pour y remédier.
La France, sous pression éthique a choisi de mettre ces marchands d’armes dans l’ombre. Le ministère israélien de la Défense, qui chaperonne l’opération, a beau s’indigner, le message est clair : les outils du carnage ne sont pas les bienvenus en vitrine.
Cette déclaration intervient dans un contexte où les critiques contre la poursuite du conflit à Gaza se multiplient, et où plusieurs nations envisagent des sanctions économiques à l’encontre d’Israël. Au-delà de ces défis externes, le pays fait face à une crise interne profonde, révélée par le rapport annuel de l’ONG Latet sur la pauvreté, présenté pour la 22e année consécutive. Gilles Darmon, président de Latet, a détaillé ces chiffres alarmants : près de 2,75 millions d’Israéliens, soit plus d’un quart de la population dans un pays de dix millions d’habitants, vivent sous le seuil de pauvreté. Parmi eux, 1,24 million d’enfants sont particulièrement touchés.
Une pauvreté galopante aggravée par le conflit
Le rapport met en lumière une insécurité alimentaire sévère affectant 325 000 familles et 627 000 enfants. Le conflit prolongé, qui dure depuis plus de 14 mois, aggrave considérablement la situation. Par exemple, 44 % des enfants des familles aidées par Latet indiquent que la guerre a impacté négativement leurs performances scolaires, contre seulement 14 % dans la population générale. Sur le plan de la santé mentale, 46 % de ces enfants rapportent une détérioration significative de leur bien-être psychologique, un taux trois fois supérieur à la moyenne nationale. Darmon qualifie cette évolution de « désastre social sans précédent ».
À cela s’ajoutent des pressions économiques : des augmentations prévues pour les taxes locales, les tarifs de l’eau, de l’électricité et des transports, combinées à une inflation estimée à 2,8 %. Le projet de budget 2025 prévoit des réductions dans les dépenses sociales, alors que les besoins augmentent de manière exponentielle. « Nous entrons dans une économie de guerre », a averti Darmon, soulignant que le gouvernement néglige la dimension sociale de la crise. Pour lui, même une victoire militaire ne compenserait pas les « ruines sociales » qui s’installent. Les organisations humanitaires comme Latet ont investi près d’un milliard de shekels depuis le début du conflit pour pallier l’urgence, mais ces efforts restent limités face à l’ampleur du problème. « La philanthropie ne peut pas remplacer les responsabilités de l’État », a insisté Darmon.
La dépendance aux travailleurs immigrés et les risques d’effondrement
Dans ce paysage, l’économie israélienne révèle une dépendance structurelle envers les travailleurs immigrés pour les secteurs manuels essentiels. Ces emplois, souvent délaissés par les immigrants juifs qui occupent majoritairement des postes qualifiés en technologie ou en finance, sont cruciaux pour le fonctionnement quotidien du pays. Avec les conflits qui persistent, ces travailleurs deviennent plus rares, accentuant les vulnérabilités et contribuant à l’isolement économique évoqué par Netanyahou. Des analyses récentes pointent également une émigration croissante des élites, fuyant l’instabilité.
Cette pauvreté généralisée n’est pas seulement un enjeu financier : elle représente une menace existentielle pour l’avenir d’Israël, comparable en gravité aux défis sécuritaires.
Le sionisme révisionniste le plus dur est en train de tuer l’état d’ISRAËL !
Rien de ce qu’ils ont fait depuis 1948, n’est pardonnable, mais ce sont désormais des faits qu’il faut bien accepter. La solution pour avancer, c’est qu’ils appliquent toutes les résolutions du conseil de sécurité de nations unies depuis 1948 et qu’ils appliquent l’état unique avec un homme une voix quelle que soit la religion.