Les aventures de Macron. Épisode 2 : de Rothschild à Marrakech

Politique

mise à jour le 01/04/21

Lors du précédent épisode, nous avons quitté le séduisant et vénéneux Emmanuel à l’étape décisive de son irrésistible ascension, la commission Attali. Il y noue les relations qui lanceront sa carrière. « Macron est animé d’une curiosité illimitée pour les passions humaines, il met une forme de gourmandise à identifier les signaux faibles de ses interlocuteurs et sait tout de suite ce dont les gens ont besoin. Il éprouve une jubilation à la flatterie. Il envoie des formes d’affection qui ne lui coûtent pas, suscitant plus d’appétit et d’amour qu’il n’en ressent vraiment. Beaucoup ont été déçus », témoigne une de ses relations du temps de la commission Attali. 

Chez Rothschild, Macron touche 2,4 millions

Au sein de la commission Attali en 2007, il fait la connaissance de Peter Brabeck, ancien PDG de Nestlé, puis dans une autre commission, il rencontre Hans Peter Frick, directeur des services juridiques de Nestlé. Peter Brabeck le recommande à Rothschild pour négocier, en 2011, le rachat par Nestlé d’une filiale de Pfizer. Ce sera son seul deal chez Rothschild. Une transaction plus de 9 milliards d’euros qui lui rapporte 2,4 millions d’euros.

Mais où sont passés les millions de Rothschild ?

Les gains de la transaction Nestlé ne figurent pas en 2014 dans la déclaration de patrimoine de Macron. L’association Anticor (contre la corruption) saisit la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique qui… n’a rien trouvé à redire à la situation patrimoniale d’Emmanuel Macron.
« Les points soulevés ont fait l’objet d’un examen attentif de la Haute Autorité. Je vous informe que les contrôles mis en œuvre […] n’ont révélé aucun élément de nature à remettre en cause le caractère exhaustif, exact et sincère de la déclaration », écrit Jean-Louis Nadal, président de la HATVP.
Qui est Jean-Louis Nadal ? C’est lui qui, en 2001, s’est opposé en 2001, à l’audition de Jacques Chirac dans l’affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris. Quant à l’association anticorruption Anticor, elle attend le renouvellement de son agrément par Jean Castex. Et ça tarde ! Entre-temps elle a été accusée de corruption.

Profession de foi politique : menteur

Pour se différencier de François Fillon, en pleine campagne électorale, le 1er février 2017, Macron affirme : « Pour ma part, je n’ai jamais eu dans mon cabinet un collaborateur s’occupant de ma circonscription ». Quelle circonscription ? Il n’a jamais été élu à cette époque ! Allez, disons que c’est un lapsus. Passons à de plus gros mensonges.

« En même temps » chez Rothschild et à l’Inspection des finances

En 2008 en quittant l’Inspection des finances pour aller à la banque Rothschild. Macron n’a pas demandé, malgré ses dires, sa mise en disponibilité de la fonction publique qui est obligatoire. L’arrêté de mise en disponibilité n’ayant jamais été publié. Entre 2008 et 2012 il était donc « en même temps » chez Rothschild et dans la fonction publique.

Démasqué dans le rôle du traître lors de la vente du Monde

En 2010, Le Monde est au bord de la faillite. Emmanuel Macron propose son aide « bénévole » aux journalistes, qui ont choisi l’offre Bergé-Niel-Pigasse. Mais il roule pour le groupe Prisa qui veut racheter le journal… Le récit de la trahison de Macron pris sur le fait, racontée par un des rédacteurs, est amusante.

Cherche banquier sans compétences, mais avec bon carnet d’adresses

Parmi ses multiples rôles, Emmanuel Macron était-il un bon banquier d’affaires ? Eh bien, non, selon une journaliste de Franceinfo : « David de Rothschild, avec qui j’ai eu cinquante heures d’entretien, ne m’en a pas parlé comme un élément déterminant. C’était peut-être un élément prometteur, mais sans plus, à ce moment-là. »
Il n’a pas été engagé pour ses compétences, mais pour son carnet d’adresses. Un spécialiste de la banque d’affaires l’explique à Franceinfo : « Pour être banquier d’affaires dans le domaine de la chimie ou du pétrole, il faut avoir fait Polytechnique. Si vous êtes dans le secteur bancaire, mieux vaut être énarque et inspecteur des finances, car ces gens-là ne décrochent leur téléphone que pour un alter ego. »

Au Maroc, une transaction tenue secrète

En 2012, Macron a négocié l’achat par le Sofiprotéol de 42 % de Lesieur-Cristal, filiale de la holding du roi du Maroc, SNI, à la demande de Philippe Tillous-Borde, directeur général de Sofiprotéol. Macron l’avait rencontré à la commission Attali.

Mais où sont donc passés les millions du Maroc ?

À en croire un bail commercial, Macron serait enregistré en 2013, avec Guillaume Rambourg, comme propriétaire du palais Dar Olfa à Marrakech et représentant de Bab El Mektoub SA, une société de droit panaméen. Par ce bail la propriété est louée à la propre femme de Guillaume Rambourg.
Isabelle et Patrick Balkany avaient acquis avec les mêmes procédés la villa Dar Gyucy, également située dans la Palmeraie de Marrakech.
La propriété Dar Olfa est rapidement mise en vente, chez Christie’s entre autres.
Qui est Guillaume Rambourg ? Il aurait aidé le candidat à la présidence à se connecter aux Français de la City et affirme avoir participé au financement de sa campagne présidentielle en 2017.
Où sont passés les millions de la vente du palais ? Il semble inutile de poser la question à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Qui est Emmanuel Macron ?

On peut, quoique sans preuve formelle, penser que Emmanuel Macron est riche à millions. En revanche, les preuves de son avidité, de sa froideur, de son infantilisme, de sa dangerosité au poste qu’il occupe, s’accumulent. Les Français en ont tous les jours la preuve. Cette coquille vide comme une société panaméenne n’est qu’un homme de paille des banques et des laboratoires. Humainement, je ne trouve rien. Il n’est rien, vraiment rien.

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

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