Médias

Liberté d’expression en UE : Un média belge sanctionné pour avoir osé publier un discours de JD Vance

Le 18 février 2026, le Conseil de déontologie journalistique (CDJ) belge a infligé une sanction symbolique, mais révélatrice, au site d’information 21News. Son crime ? Avoir publié, sans filtre ni commentaire, la retranscription intégrale du discours prononcé par le vice-président américain J.D. Vance à la Conférence de Munich sur la sécurité, un an plus tôt. Une décision qui en dit long sur l’état de la liberté de la presse en Belgique francophone.

mise à jour le 22/03/26

La Belgique vient de prouver que J.D. Vance avait raison : ici, même retranscrire un discours devient un acte subversif.

Un discours qui dérange

À Munich, en février 2025, Vance avait livré une charge virulente contre les politiques migratoires européennes et le fonctionnement des institutions du continent. Il y dénonçait, entre autres, une érosion des libertés d’expression et une pression croissante des pouvoirs publics sur les médias. Des propos qui, en France, n’avaient suscité aucune polémique lorsque Le Figaro les avait publiés. En Belgique, en revanche, 21News a été traîné devant le CDJ pour avoir osé faire de même.

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Le CDJ, gardien auto-proclamé de la pensée unique

Pour le Conseil, 21News a manqué à sa « responsabilité sociale ». Le site aurait dû, selon lui, vérifier, recouper, contextualiser, rectifier les propos de Vance avant de les publier. À défaut, il aurait laissé le vice-président américain diffuser ses « éléments de langage » sans distance critique, risquant ainsi de légitimer des idées « racistes » ou « antidémocratiques ». Une argumentation qui frise l’absurde : depuis quand un média doit-il censurer un discours officiel sous prétexte qu’il dérange ?

Les plaignants, deux anonymes, invoquaient aussi la rupture du « cordon sanitaire médiatique », ce principe belge qui consiste à isoler les idées jugées extrêmes en les privant d’espace médiatique. Une pratique qui, sous couvert de lutte contre la haine, étouffe le débat et infantilise les citoyens.

Une sanction dérisoire, mais un précédent inquiétant

Aucune amende, aucune interdiction : le CDJ se contente d’imposer à 21News de publier son avis pendant 48 heures. Une peine légère, mais un symbole fort. Car cette décision envoie un message clair aux médias : publier un discours sans l’aval des censeurs, c’est désormais un risque.

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21News contre-attaque : « Vance avait raison »

Étienne Dujardin, fondateur de 21News, a réagi : « Retranscrire un discours ne signifie pas y adhérer. » Et d’ajouter : « Si un média doit désormais filtrer les propos du vice-président des États-Unis sur la base de plaintes anonymes, où s’arrêteront les censeurs ? » Le plus savoureux ? Vance dénonçait à Munich la pression des institutions sur les médias en Europe. Le CDJ vient de lui donner raison.

Un débat qui dépasse les frontières belges

L’affaire a rapidement fait tache d’huile. Elle relance une question cruciale : jusqu’où la déontologie journalistique peut-elle aller sans devenir un outil de censure ? Dans un pays où le « cordon sanitaire » reste un dogme, la réponse semble déjà écrite.

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Pour l’heure, le discours de Vance reste en ligne sur 21News, intact et sans commentaire. Un pied de nez à ceux qui croient encore que la liberté d’expression se négocie.

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