L’enseigne allemande, accusée d’avoir ouvert en 2018 un magasin sur la base d’un permis de construire frauduleux, a usé d’un artifice comptable pour contourner la limite des 1000 m², seuil symbolique de protection de la libre concurrence et du petit commerce. En omettant sciemment de déclarer 60 m² de sas, le dossier a franchi les mailles d’un filet administratif défaillant, où, comme le rappelle un rapport sénatorial, 80% des permis ne seraient pas contrôlés.
Face au journaliste de Nexus, les responsables se réfugient dans un mépris éloquent, refusant de commenter ou feignant l’ignorance. Cette affaire n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où l’opacité, la complaisance et l’absence de sanction efficace permettent aux puissants de s’affranchir des règles, piétinant au passage les principes démocratiques d’équité et de transparence.
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