Un revirement stratégique
Le premier vote de l’Assemblée nationale, rejetant toute obligation vaccinale antigrippale, avait provoqué « la tristesse » de la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui avait déposé le projet de loi. Bien arrosée par les laboratoires pharmaceutiques, elle avait dû, lorsqu’elle était députée, s’abstenir de participer aux débats sur les médicaments. Il faut croire qu’une fois devenue ministre de la Santé, cette décision fort morale ne s’applique plus.
Dans la navette vers le Sénat qui a suivi le premier vote à l’Assemblée du 8 novembre, au lieu du projet de loi voté par les députés, les sénateurs ont reçu un texte incluant les amendements du gouvernement, refusés par l’Assemblée, rendant obligatoire le vaccin anti-grippal. Il paraît que c’est légal.
Le Sénat, comme l’Assemblée, avait retiré la clause du gouvernement concernant les personnes âgées, jugeant la disposition attentatoire à leurs droits, mais rétabli la vaccination obligatoire pour les soignants exerçant à titre libéral.
Au retour de la navette, l’Assemblée nationale a rétabli l’obligation vaccinale aux résidents d’Ehpad, et l’a élargi à l’ensemble des personnes exerçant dans les mêmes lieux que les professionnels de santé libéraux, « sous réserve d’une recommandation » de la Haute Autorité de santé (HAS). Leur courage du 8 novembre les a abandonnés. On se demande bien pourquoi.
Le scrutin, acquis par 120 voix contre 54, a vu le RN s’opposer fermement tandis que La France Insoumise s’abstenait face à la majorité présidentielle. La députée LFI Ségolène Amiot a interrogé sur le sort réservé aux récalcitrants – expulsion des Ehpad ou injection de force ? Une question restée sans réponse, mais qu’elle aurait pu se poser avant de s’abstenir.
Alerte OBLIGATION VACCINALE ! 😡
68% des députés étaient absents et les présents viennent de voter l’obligation vaccinale grippe dans les EHPAD + des soignants ! (cf vidéo ⤵️)
1. Cadeau à Big Pharma
2. Non respect du consentement
3. Création de nouveaux suspendus
4. Qui des… pic.twitter.com/ZjC2Xkmv13— Florian Philippot (@f_philippot) December 5, 2025
Un vaccin à l’efficacité trompeuse et des chiffres manipulés
La rhétorique officielle martèle un mantra : le vaccin constitue « l’un des moyens les plus efficaces » de se prémunir contre les formes graves, selon la présidente de la commission des vaccinations à la HAS. Pourtant, la saison dernière ceux qui étaient vaccinés contre la grippe avaient 27 % de risques supplémentaires d’en être malades. Cette saison le virus a muté neuf fois par rapport à celui du vaccin…
Aveu révélateur : on ne parle plus de bloquer la maladie ou sa transmission, mais seulement d’en atténuer les effets. Ce glissement sémantique rappelle fâcheusement les promesses non tenues de la période covid, où un matraquage médiatique orchestré servait à instiller la peur. Aujourd’hui, le même scénario se rejoue avec la grippe saisonnière, relayé par une presse complaisante qui agite le spectre d’une épidémie « particulièrement précoce et virulente ». Une stratégie commode : en focalisant le débat sur l’obligation vaccinale des soignants, le gouvernement détourne l’attention de l’état catastrophique des urgences, perpétuellement saturées.
La bonne affaire des vaccins
Emmanuel Macron a été élu grâce aux grandes fortunes. Il n’a donc rien à refuser au PDG de Sanofi, Serge Weinberg. Dès 2018 il a donc rendu 11 vaccins obligatoires et 15 vaccins en 2025. Les vaccins comptent pour près de 13,5 % du chiffre d’affaires de Sanofi : 4,58 milliards d’euros sur 33,8 milliards de chiffre d’affaires global.
Les morts de la grippe : un bilan artificiellement gonflé
Les justifications avancées reposent sur des données pour le moins contestables. La ministre Stéphanie Rist affirme que l’épidémie de 2024 a « provoqué 17 000 morts », un chiffre destiné à frapper les esprits. Pourtant, les sources officielles, comme Ameli ou Santé Publique France, parlent avec plus de prudence d’ »environ 17 600 décès toutes causes confondues en excès » sur la période grippale. Une subtilité cruciale : il ne s’agit pas de décès attribués spécifiquement au virus, mais d’une surmortalité globale incluant d’autres pathologies. L’excès réel par rapport à la moyenne habituelle (environ 10 000 décès) serait donc de 7 600, et non de 17 000. Pourquoi cette exagération ? On peut légitimement s’interroger sur l’influence des laboratoires pharmaceutiques, dont les liens financiers avec certaines personnalités politiques, comme l’ancienne ministre Agnès Buzyn, ont déjà été documentés. Cette manipulation des chiffres sert de terreau à une campagne de promotion agressive, relayée sans esprit critique par certains ordres professionnels qui appellent à se faire injecter pour « protéger son entourage », un slogan usé jusqu’à la corde.
Police, Justice, Santé, le contrôle total est en marche
Si 75 % des soignants ne sont pas vaccinés contre la grippe, il faut croire qu’ils ont pris leur décision en toute connaissance de cause. Quant aux 18 % de retraités en Ehpad à ne pas être vaccinés contre la grippe, non seulement ils ne rapportent rien à Sanofi, mais en plus ils ont une mauvaise mentalité. Et pourtant…
Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. (Code de santé publique)
Ceux que ces atteintes à la liberté laisse indifférents pourront toujours aller à la pêche. Ah ! non, à partir du 1er janvier 2026, le ministère de la Transition écologique prévoit de transposer en France un règlement européen, qui concerne les « pêcheurs récréatifs français ». Les pêcheurs du dimanche devront déclarer tout merlu, bar, thon ou dorade qu’ils auront tiré au bout de leur ligne.
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