La Turquie ne sanctionnera pas la Russie et continuera à importer son gaz naturel

Économie, Politique

mise à jour le 26/03/22

Alors que les membres de l’OTAN s’accordent plus ou moins pour sanctionner la Russie sous le diktat des Etats-Unis, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré vendredi aux journalistes que l’économie de la Turquie est trop dépendante de Moscou pour qu’elle se joigne aux pays de l’Otan pour appliquer des sanctions à la Russie.


« Nous achetons près de la moitié du gaz naturel que nous utilisons à la Russie. Séparément, nous construisons notre centrale nucléaire d’Akkuyu avec la Russie. Nous ne pouvons pas les mettre de côté. Il n’y a donc rien à faire ici. Premièrement, je ne peux pas laisser mon peuple dans le froid de l’hiver. Deuxièmement, je ne peux pas arrêter notre industrie. Nous devons les défendre », a déclaré Erdogan.

Nous sommes donc loin de la propagande médiatique française qui laisse entendre un revirement de la Turquie. Le président de la Turquie est très clair à ce sujet. Autre sujet pour lequel il se veut intraitable, selon Al-Arabiya : des responsables américains auraient évoqué avec la Turquie, de manière informelle, l’improbable possibilité d’envoyer les systèmes S-400 en Ukraine au milieu de l’invasion russe. Le président turc affirme que « tout ce qu’ils [NDLR : les États-Unis] font, c’est provoquer des troubles ».

De son côté, le ministre allemand des Finances (FDP), Christian Lindner, a déclaré vendredi 25 mars être contre la rupture unilatérale des contrats gaziers avec la Russie : « Nous devons éviter toutes les décisions qui nous affaibliront beaucoup plus que lui [le président russe Vladimir Poutine]. »

Le bras de fer des États-Unis contre la Russie est loin d’être gagné. La dépendance énergétique des pays membres de l’Otan ne ne leur permet pas d’exécuter les ordres du président américain qui souhaite, coûte que coûte, diriger le nouvel ordre mondial.

Le Média en 4-4-2

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