JeSuisTerreau : Votons contre Macron, puis cultivons notre jardin

Environnement, Politique

mise à jour le 17/04/22

Maxime, connu sur internet sous le pseudo « JeSuisTerreau », est le Terreauriste qui n'aime pas les convenances, la malbouffe, les rapports de domination et même la gentillesse artificielle. Il préfère rester libre dans son jardin, loin des supermarchés et de ceux qui cachent leur peur derrière leurs masques. Autrement dit, ce n'est pas un amoureux de l'humanité formatée, mais plutôt de la nature. Aujourd'hui, il ne nous raconte pas sa vie, mais sa conception de l'existence. Pour faire barrage à Macron, pour rester humain, il nous propose 1. de glisser un bulletin dans l'urne ; 2. de nous immerger dans la nature. C'est le moment des plantations !

J’ai toujours été interpellé par cette question que nous nous posons tous lors d’une rencontre : « Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? »
Mais en réalité, c’est la réponse qui est surprenante. On se réduit au métier que nous exerçons dans la société. Alors à cette question je réponds : « J’essaye de comprendre le monde dans lequel je vis. J’essaie de mettre ma famille en sécurité, de me nourrir par mes propres moyens en essayant de comprendre l’environnement dans lequel je vis.


J’essaie de trouver une place qui a du sens dans ce monde et aussi dans cette société. Car ce sont deux choses bien distinctes.

J’essaie d’abandonner le rapport de domination

J’essaie d’abandonner le rapport de domination employeur-employé, médecin-patient, contrôleur-contrôlé, professeur-élève, professionnel-client. Ce travail de déstructuration des statuts sociaux te permet de te questionner sur la place que tu occupes dans la société afin de gagner en liberté et de ne plus subir le poids des autres. Cette pression que tu t’infliges toi-même et qui te maintient cloué au sol.
Au-delà de ta place dans la société, il y a la place que tu occupes dans le monde et ton rapport avec ton créateur. Si si, il y a bien quelque chose, quelqu’un — appelle-le comme tu le souhaites — qui t’a donné la vie. Tes parents certes, mais avant cela… il y a eu une première graine.
Je me sens « redevable » vis-à-vis de ce dernier, celui qui a créé la vie, mais en aucun cas, je me sens redevable d’un prétendu supérieur, comme un employeur, un responsable ou un président. Tout ces gens qui appartiennent au monde de la société que nous avons créé par-dessus la vie et qui ne vivent qu’à travers cette société. Ils ne sont plus aimants, ils sont responsables. Ils ne sont plus vivants, ils sont opérationnels…
Bien que ce système, construit par l’homme, laisse cette impression que nous sommes dominés par un ordre hiérarchique et bien que notre quotidien soit impacté par ces gens de pouvoir qui conditionnent nos vies, il est extrêmement important d’essayer de ne pas oublier que la seule chose qui puisse se positionner au-dessus de tout, c’est la vie.

Qui fait battre ton cœur ?

Pourquoi la vie ? qui alimente tes organes ? qui transforme l’alimentation en énergie ? qui produit l’oxygène ? C’est l’incroyable mécanique du vivant, ton créateur. Religieux pour certains, juste scientifique pour d’autres… Dans tous les cas, aucune de ces options ne permet de répondre à la question : pourquoi la vie ?
L’observer, la comprendre, la favoriser, l’accompagner, comme c’est le cas lorsque l’on jardine, est un formidable moyen de se questionner sur sa propre existence. Cela permet de sortir des raisonnements qui sont coincés dans la société et, enfin, se confronter au réel. Le mécanisme du vivant que l’on peut voir chez les plantes, les êtres vivants, de l’infiniment grand à l’invisible vie microscopique, cet univers que nous connaissons à peine, doit nous rendre humble. Il est temps, pour ceux qui ne le font jamais, de mettre en comparaison les résultats du premier tour des élections et la grandeur de la vie partout dans l’univers. L’univers nous méprise, si l’humanité disparaît, le soleil continue de briller. Ce rappel pour constater que ce spectacle politique est ridicule et misérable, la complexité de notre société et le fait que cette réalité, car elle est bien là, accapare notre esprit, notre énergie et notre temps est un piège dans lequel je tombe encore régulièrement.
Je sais, cette réflexion ne paie pas ton loyer et ne remplit pas ton frigo, mais elle doit, normalement, te permettre de reprendre une bouffée d’oxygène dans un système qui nous asphyxie, mais pas seulement…

Quand je vois une graine germer, je respire

Alors Le Pen ou Macron ? On ira voter oui, mais pas dans la douleur, car nous savons désormais, grâce à l’agitation stérile et épuisante de cette société folle, que l’essentiel est ailleurs. Et pour terminer, je vais préciser, car, je sais que certains, c’est la mode, vont s’empresser de me reprendre, en me disant que s’émerveiller des rares abeilles encore vivantes qui butinent sur les fleurs de lavande, ce n’est pas ça qui va nous sauver. Eh bien pourquoi pas ? Car si l’humanité détourne son regard de ce monde politique, administratif, institutionnel… que nous avons créé et de cette organisation volontairement clivante, alors je crois que ce système perd de sa force. Une moquerie n’est plus une moquerie, si la victime s’en désintéresse. Elle n’est donc plus victime et le moqueur devient alors soit ridicule, soit inexistant. C’est le sort que je voudrais réserver aux politiques, aux institutions, aux organisations mondiales… Si on ne les regarde plus, on ne les voit plus et leur puissance s’estompe. Et pour répondre définitivement, je ne crois absolument pas en cette option où l’individu deviendrait spirituel. L’esprit de l’homme est trop coincé dans les préoccupations de cette société, incapable de décoller, il reste tout en bas. Dommage.

Voter pour sauver les Français d’eux-mêmes

Même si on considère que toute cette agitation est un grand cirque où les politiques ne sont que des marionnettes et le public une population qui pense avoir le pouvoir par le vote, il faut absolument aller voter tout de même. Les Français nous ont démontré, par leur soutien à Macron, qu’ils sont irresponsables et dangereux pour eux-mêmes. Notre responsabilité est donc d’aller voter pour, quoi qu’il en coûte, expulser Macron et son gouvernement.

Maxime pour Le Média en 4-4-2.

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