La destruction minutieuse du lien avec les grands parents. pic.twitter.com/yNAvyj8Mya
— Michel Amas (@michel_amas) December 4, 2025
« Des placements abusifs à l’incompétence en passant par les viols, le mépris et les réseaux de pédophilie ».
La destruction des liens familiaux : le cas de la grand-mère « trop aimante »
Au cœur de l’épisode, Amas met en lumière une pratique récurrente : l’écartèlement des enfants de leur famille élargie, particulièrement des grands-parents. Il raconte l’histoire d’une grand-mère ayant élevé sa petite-fille de 8 ans depuis la naissance. La mère, toxicomane et sans conjoint, décède d’une overdose. Logique : l’enfant reste chez sa mamie, pilier affectif stable.
« L’ASE intervient et dit : “Le lien entre la grand-mère et l’enfant est trop fort. Il faut l’autonomiser.” Résultat : la petite est placée en foyer. Un an et demi plus tard, la grand-mère n’a toujours pas revu sa petite-fille. »
Sous prétexte de neutralité, l’ASE isole les enfants de leurs repères. La loi (article 371-4 du Code civil) impose pourtant de privilégier la famille élargie, mais sur le terrain, seuls 28 % des placements y aboutissent. Raisons invoquées : l’âge des grands-parents (« trop vieux » dès 60 ans), une supposée « collusion » avec les parents, ou des contraintes budgétaires – une assistante familiale rémunérée touche 1 500 à 2 000 euros par mois, pas une grand-mère.
Vers des espoirs de changement : un combat humain et déterminé
Dans cet épisode, Amas ne se contente pas de dénoncer ; il propose : contrôles renforcés des foyers, priorité absolue aux grands-parents, formations obligatoires pour les travailleurs sociaux, et sanctions pour les départements fautifs. Reçu par Aurore Bergé en juin 2025 avec son confrère Olivier Le Mailloux, il porte le même message. Olivier Delacroix conclut sur une note d’espoir : « Une plongée dans les failles, les urgences, mais aussi les espoirs d’un système qui touche les plus vulnérables. »
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