JD Vance a tenu ces propos le 15 juillet 2026 lors d’un entretien de près de trois heures dans l’émission de Joe Rogan. Le vice-président ne s’est pas contenté de critiquer la gestion des archives Epstein par son propre gouvernement. Il a publiquement évoqué des connexions entre le financier pédocriminel, les services américains et le renseignement israélien. Il a affirmé que celui-ci possédait des liens au plus haut niveau avec ces appareils. La formule est lourde, surtout lorsqu’elle vient du vice-président des États-Unis, mais elle ne transforme pas à elle seule une hypothèse en fait judiciaire établi.
JD Vance évoque le Mossad, la CIA et les réseaux d’Epstein
Joe Rogan a lancé la discussion en rappelant que de nombreuses personnes soupçonnent Jeffrey Epstein d’avoir travaillé pour le Mossad. JD Vance n’a pas écarté cette possibilité. Il a répondu en citant le renseignement israélien, la CIA et d’autres structures qu’il rattache à un « appareil d’État profond ».
Le vice-président a ensuite affirmé qu’Epstein avait « clairement » entretenu des connexions avec les plus hauts niveaux du renseignement américain et israélien. Ses propos ont été repris par plusieurs médias, dont The Jerusalem Post.
Vance ne dit donc pas simplement qu’Epstein fréquentait des personnalités influentes. Il avance que ses relations atteignaient des responsables de premier plan dans les appareils de renseignement de deux pays.
« On a complètement raté la communication » sur les dossiers Epstein
JD Vance a également reconnu que l’administration Trump avait mal géré la publication des documents. « On a complètement raté la communication sur les dossiers Epstein », a-t-il admis, tout en refusant d’y voir la preuve d’une dissimulation volontaire.
Il a notamment visé les déclarations de l’ancienne procureure générale Pam Bondi. Celle-ci avait annoncé disposer d’une supposée « liste de clients » avant que des dossiers portant les mentions « phase 1 » et « déclassifié » soient remis à des commentateurs conservateurs. Une grande partie de leur contenu était déjà publique.
Selon Vance, Bondi aurait exagéré ce que le ministère possédait réellement afin de répondre à la pression politique. L’opération de communication a produit le résultat inverse : elle a renforcé la méfiance et donné l’impression que l’administration retenait des informations.
Le vice-président a défendu Donald Trump en assurant que ce fiasco ne cachait pas une volonté présidentielle d’enterrer le dossier. Il estime néanmoins que les documents auraient dû être publiés plus rapidement, avec les suppressions nécessaires pour protéger les victimes.
Le ministère américain de la Justice a annoncé en janvier 2026 la publication de plus de trois millions de pages supplémentaires, ainsi que de milliers de vidéos et de dizaines de milliers d’images. L’ampleur des archives n’a pas suffi à faire disparaître les soupçons sur les protections dont Epstein aurait bénéficié.
Israël accusé de financer une campagne d’influence aux États-Unis
L’entretien a ensuite quitté l’affaire Epstein pour aborder la guerre contre l’Iran. JD Vance a accusé certains responsables israéliens de vouloir modifier l’opinion publique américaine afin d’empêcher une solution diplomatique et de maintenir les opérations militaires.
Le vice-président faisait référence à un article consacré à Brad Parscale, ancien directeur de campagne de Donald Trump, et à son entreprise Clock Tower X. Selon les informations rapportées par The Times of Israel, cette société aurait participé à une campagne d’influence commandée pour le compte d’Israël et destinée notamment aux jeunes conservateurs américains.
Vance a parlé d’une opération « très discrète » et « extrêmement bien financée ». Elle aurait utilisé des publications sur les réseaux sociaux, des interventions d’influenceurs et des informations transmises aux journalistes pour attaquer les négociations avec Téhéran.
Le responsable américain affirme que les personnes engagées dans cette campagne l’ont personnellement pris pour cible parce qu’il travaillait à un accord voulu par Donald Trump. Il leur a répondu sans détour : « Allez au diable. »
Pour voir plus souvent nos articles dans “À la une”, cliquez ici pour sélectionner lemediaen442.fr.
Brad Parscale a reconnu que l’objectif consistait à empêcher les jeunes conservateurs américains de se détourner d’Israël. Il a en revanche contesté l’idée que la campagne aurait servi à saboter directement les négociations de l’administration Trump avec l’Iran.
Vance accuse certains responsables israéliens de vouloir une guerre sans fin
JD Vance affirme savoir « sans l’ombre d’un doute » que certaines personnes présentes dans le système israélien tentent de manipuler l’opinion américaine afin que la guerre se poursuive « indéfiniment ». Il leur reproche de ne pas chercher un objectif militaire précis, mais de vouloir prolonger l’affrontement pour lui-même.
Il ne condamne pas toute tentative étrangère d’influencer Washington. Selon lui, Israël, le Qatar, la Russie et d’autres États défendent naturellement leurs intérêts auprès des dirigeants américains. Le problème commence lorsque les responsables politiques des États-Unis reprennent ces positions au détriment de leur propre population.
Vance refuse néanmoins d’attribuer entièrement la guerre contre l’Iran à une pression israélienne. Il maintient que Donald Trump considère personnellement que Téhéran ne doit pas posséder l’arme nucléaire et qu’il aurait agi même sans intervention d’Israël.
Ses critiques prolongent une série de désaccords publics avec le gouvernement de Benjamin Netanyahou. En juin, le vice-président avait déjà recadré plusieurs ministres israéliens opposés à l’accord avec l’Iran, en leur rappelant que les États-Unis restaient le principal soutien militaire et diplomatique d’Israël.
Pas encore de commentaire sur "JD Vance évoque les liens d’Epstein avec le Mossad et la CIA, puis accuse Israël d’influencer l’opinion sur l’Iran"