Alors que des centaines de mentions s’évaporent des archives, le traitement de l’information semble obéir à une logique de diversion. La presse hexagonale, d’une timidité confondante, préfère relayer la thèse fantasmée d’une ingérence russe omnipotente – thèse pourtant démentie par les documents eux-mêmes, qui révèlent que Poutine a systématiquement refusé tout contact avec le milliardaire déchu.
Cette focalisation commode détourne l’attention de questions plus pressantes : que s’est-il réellement passé dans l’appartement parisien d’Epstein, qu’il visitait douze fois par an, et pourquoi une commission d’enquête parlementaire tarde-t-elle tant à voir le jour, n’étant soutenue que par une frange marginale de l’Assemblée ?
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