L’analyse chronologique des faits est éclairante. L’instruction fédérale relancée en 2019 sous l’administration Trump, la loi sur la transparence signée par ce dernier en 2025, et la nomination de son avocate Pamela Bondi à la tête du ministère de la Justice démontrent un contrôle républicain étroit sur le calendrier des révélations. Pour Youssef Hindi, ce manège n’est pas le fruit du hasard. Trump, connaissant Epstein mais s’en étant distancié dès 2007, aurait utilisé ce dossier comme une arme de dissuasion massive.
Confronté à la pression du lobby pro-israélien pour engager des conflits, notamment contre l’Iran, le président Trump disposerait ainsi de contre-feux redoutables : la menace implicite de révéler, via l’affaire Epstein, l’emprise des réseaux israéliens sur l’oligarchie occidentale, mais aussi via les dossiers Kennedy et du 11-Septembre. Cette stratégie lui permettrait de résister à l’agenda néoconservateur tout en s’attaquant à ses ennemis politiques domestiques, les démocrates globalistes compromis. L’affaire Epstein apparaît ainsi moins comme une quête de justice que comme la pièce maîtresse d’un jeu de pouvoir à l’échelle mondiale, où la moralité cède le pas à la realpolitik la plus cynique.
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