La famille de Marie-Thérèse Bonfanti ne lâche pas prise. En novembre 2020, une nouvelle information judiciaire est ouverte. Mis en garde à vue en 2022, Yves Chatain, alors âgé de 56 ans, reconnaît avoir étranglé Marie-Thérèse Bonfanti à la suite d’une altercation : il lui avait reproché de s’être mal garée. Il indique le lieu où il s’était débarrassé du corps.
La cour de cassation avait alors jugé que la prescription commençait à courir à partir de la date des aveux, en 2022. Un procès pouvait donc avoir lieu, mais, en décembre 2024, la cour d’appel de Lyon avait estimé que le délai de prescription commençait à la date du crime. L’arrêt de la cour d’appel a donc été cassé pour cause de prescription : l’assassin reste en liberté, la famille de la victime est dévastée.
L’émotion de Thierry Bonfanti, mari de Marie-Thérèse tuée en 1986 : « Un jour terrible pour nous (…) L’équipe des Cold cases ? Si c’est pour avoir des résultats comme ceci, je leur souhaite bien du courage »#Bonfanti pic.twitter.com/SLKEKmDsW5
— ICI Isère (@ici_isere) January 16, 2026
Dans cette affaire d’une horrible banalité, seul le jugement est exceptionnel, car, on le voit au fil de l’actualité, ceux qui tuent pour une place de parking écopent de lourdes peines de réclusion criminelle.
Morts pour une place de parking
Le 4 janvier 2026, un père de famille allait faire ses courses dans un supermarché. Il trouve difficilement une place, mais un autre homme, un ancien militaire, la veut également. Il tire et ne rate pas sa cible…
À Loos un père de famille de 29 ans a été tué, devant sa fille de 4 ans, par son voisin de 53 ans pour une des rares places de parking du quartier.
Un Kurde de 33 ans avait tué son voisin dans une ruelle de Béziers, lui aussi après une dispute pour une place de stationnement.
Les frères Diawara ont tué un homme de 43 ans, là encore pour une place de parking du centre commercial Les Atlantes à Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours.
Un père de famille est mort poignardé à Marseille après une dispute toujours et encore au sujet d’une place de parking (il avait un fils handicapé et la place était réservée aux handicapés).
Qui tue pour une place de parking ?
Marie-Thérèse Bonfanti et Yves Chatain distribuaient des journaux et c’est dans le cadre de ce job qu’a eu lieu l’altercation. La distribution de journaux, c’est plus que rarement une vocation. Leur vie n’était donc pas un long fleuve tranquille. Ah ! s’ils avaient pu bénéficier d’un service de voituriers, le drame aurait pu être évité. Lorsque les clients d’un cinq étoiles (avec service de voiturier) passent en Justice, cela peut être pour du proxénétisme (l’affaire DSK), des casinos (l’affaire du Palais de la Méditerranée) ou bien pour le plaisir de cent coups de couteau généreusement distribués dans une chambre du Bristol de Londres, mais jamais au grand jamais pour une place de parking.
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