Justice

Le double discours de l’écologie de façade : Jugés devant un tribunal pour leur mode de vie en habitat léger

Ce 28 janvier, ce n'est pas une banale affaire d'urbanisme qui sera jugée à Limoges, mais bien le droit à expérimenter un futur viable. Jonathan Attias et Caroline Perez, fondateurs de la Désobéissance Fertile, comparaissent pour le crime de vivre autrement.

mise à jour le 01/01/26

Vivre en harmonie avec la terre est désormais un délit correctionnel.

Sous les ors républicains d’un tribunal correctionnel, c’est une certaine idée de la France qui est mise en examen. Celle d’une nation qui, d’une main, signe des tribunes sur l’urgence écologique et, de l’autre, poursuit judiciairement ceux qui l’incarnent concrètement. Le délit ? Avoir choisi l’habitat léger et réversible, l’agriculture régénérative et le collectif pour « agrader » des terres et des vies.

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Face à eux, l’accusation brandit l’absence de permis de construire, cet ultime sésame d’un système obsédé par la norme, le contrôle et la rente foncière. Leur véritable faute, pourtant, est de démontrer, par l’exemple du Croissant Fertile, qu’une autre autonomie est possible, frugale, joyeuse et profondément subversive. En criminalisant ces sentinelles du vivant, l’État ne défend pas la loi. Il avoue sa peur : celle de voir essaimer une multitude de petits hameaux libres, hors réseau et hors des radars de sa puissance étiolée.

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1 commentaire sur "Le double discours de l’écologie de façade : Jugés devant un tribunal pour leur mode de vie en habitat léger"

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  1. « Celle d’une nation qui, d’une main, signe des tribunes sur l’urgence écologique et, de l’autre, poursuit judiciairement ceux qui l’incarnent concrètement »…. Ah, mais c’est que vous n’avez pas bien compris ce qu’est l’écologie en 2026 en France ! Le principe est pourtant simple : faire très peur avec des problèmes lointains, virtuels et invérifiables, et proposer des solutions technologiques/industrielles/économiques qui ne résolvent rien mais rapportent gros à quelques uns. Et si, en passant, on peut profiter de ce prétexte pour mettre au pas les excentriques et autres contestataires qui sortent du troupeau de moutons pour une raison ou pour une autre, c’est encore mieux.
    A côté de ça, évidemment, dire que les problèmes environnementaux actuels, réels et constatés sont liés aux pollutions en tout genre (air, sols, eaux, plastiques, etc.), à la déforestation, à la chasse, à l’agriculture intensive, aux activités minières, industrielles ou au commerce international, ça ce n’est pas de « la bonne écologie ». Et quand on en vient en plus à dire que, pour résoudre ça, il faudra inévitablement produire moins, consommer moins, et gaspiller moins, évidemment ce n’est pas non plus ce que nos dirigeants et leurs amis gros entrepreneurs veulent entendre…

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