Jérôme Bayle, le meilleur dans le rôle du traître
C’est actuellement le retour de Jérôme Bayle. En appelant à « des mesures fortes et strictes d’un point de vue sanitaire », il épouse les injonctions d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture. Il souhaite que le rayon à partir duquel la vaccination devient obligatoire pour les bovins passe de 50 à 100 kilomètres autour d’un foyer de contamination.
Il y a deux ans, immédiatement après avoir reçu des promesses du Premier ministre Gabriel Attal, Jérôme Bayle annonçait qu’il levait le barrage de l’A64 qui avait tenu neuf jours. On l’avait vu glisser un papier dans la main de Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique. Depuis, sur les réseaux sociaux, on lit que c’est un « vendu », un « traître », un « agriculteur en carton ».
Débuts prometteurs d’Alexandre Clare
Cette année, il faut bien reconnaître que Jérôme Bayle a été largement dépassé par Alexandre Clare, président de la Coordination rurale de Corrèze, qui a fait lever le barrage sur l’A20 à Brive-la-Gaillarde. Il avait déclaré « On est fiers de notre gendarmerie, on est fiers de notre police, etc. » avant d’inciter tous les manifestants à mettre genou à terre en signe de soumission, massacrer une Marseillaise, puis lever le camp. Ainsi, le lendemain, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, pouvait-elle annoncer : l’exécutif « ne tolérera plus de nouveaux blocages » pendant les fêtes. Les vacanciers pourront ainsi rejoindre les stations de sports d’hiver sans difficulté.
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