« Rien ne tout ça n’arriverait s’il n’y avait pas des gens qui gentiment achètent de la cocaïne, du hash, etc. J’en ai ras le bol d’avoir des jeunes qu’on pleure et d’avoir dans des quartiers d’autres gens qui considèrent que c’est festif d’acheter de la drogue », a déclaré Emmanuel Macron à Marseille.
À l’exception des LFI, tous les députés ont approuvé cette stratégie. Ils font confiance à celui qui a lancé le plan « Marseille en Grand » le 2 septembre 2021. Aujourd’hui, seulement 20 projets sur 188 ont abouti pour les écoles. Question transports, 3 projets ont été réalisés sur 17 et 7 projets sur 13 sont en cours de réalisation pour les logements.
Les députés vont également voter le projet de loi S.U.R.E de réforme en profondeur du système de sanctions pénales, jugé trop complexe et illisible, au point de rendre la justice incompréhensible pour les justiciables. Gérald Darmanin la présente :
« Nous allons refonder les parcours au sein de l’aide sociale à l’enfance (ASE) et clarifier l’autorité parentale pour lever les blocages insupportables du quotidien. Un outil essentiel sera l’ordonnance de sûreté de l’enfant qui permettra d’assurer une protection immédiate dès le signalement de faits graves mettant l’enfant en danger par l’un de ses parents, par le procureur de la République. »
Que faut-il comprendre lorsqu’il annonce qu’il n’a pas l’intention de réformer l’ASE mais de la « refonder » et de « clarifier » l’autorité parentale ? Et tout cela sans dépenser un sou de plus, tant la langue de bois semble apte à faire des miracles :
« Sans ouvrir d’enveloppe budgétaire spécifique, il [NDLR : le gouvernement] engage une transformation structurelle et cohérente, attendue par les professionnels, les magistrats et les départements en leur donnant les outils pour agir. »
Ces mots — « transformation structurelle et cohérente », « outils » — vous ne comprenez pas ce qu’ils veulent dire ? C’est bien normal. Ainsi, vous êtes assurés de ne rien avoir à attendre de la nouvelle loi et ne courez aucun risque d’être déçus.
Ces mesures ne sont, en fait, pas plus dérisoires que l’originale mesure de la Ville de Grenoble contre le narcotrafic. Un arrêté municipal interdit désormais les trottinettes électriques dans deux rues mal famées du quartier Saint-Bruno. Là, vous comprenez immédiatement qu’on se moque de vous. C’est plus clair.
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