Politique

Lois sur le narcotrafic et l’Aide sociale à l’enfance : Un gouvernement de 1er avril

Au Sénat, la commission d'enquête sur la ré-industrialisation a invité Dominique Calmels, un expert en fiscalité et économie. Sa conclusion sur le gouvernement a été approuvée par le rapporteur de la commission sénatoriale : « On obtient des décisions absurdes prises par des élites totalement déconnectées de la réalité. Il serait peut-être temps d'en finir avec cette caste de touristes qui vit sur le dos des Français. » Les décisions gouvernementales du 1er avril illustrent parfaitement cette opinion désobligeante. Elles ont tout de mauvaises blagues.

mise à jour le 11/04/25

Entre répression inefficace et protection sociale en berne, notre cher gouvernement a définitivement perdu la boussole.

Le 1er avril des lois sur le narcotrafic et l’ASE

La loi contre le narcotrafic, votée en première lecture le 1er avril à l’Assemblée, ne remet pas en question les infractions : 80 % continueront à toucher les consommateurs et 9 % les réseaux criminels.

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Le même 1er avril, la commission d’enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance a adopté son rapport final. En conséquence, la ministre concernée, Catherine Vautrin, a déclaré souhaiter déshabiller Pierre pour habiller Paul : « réduire certaines dépenses », par exemple sur les indemnités journalières et les transports sanitaires, « pour financer les nouveaux besoins, comme ceux de la protection de l’enfance ». Façon Jean Castex (« Le meilleur moyen de soulager l’hôpital, c’est de ne pas tomber malade »), elle a conclu que face à l’augmentation du nombre d’enfants pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance, due à l’augmentation des violences familiales pendant le confinement, il faut « d’abord nous demander comment éviter le placement ».

Le journaliste Jacques Thomet y voit plutôt l’effet d’un des dysfonctionnements de l’ASE et de la Justice : « Du jour au lendemain, des enfants sont arrachés à leur maman sur le seul bon vouloir de référents ou assistantes sociales de l’ASE, et les juges entérinent les placements suggérés par des fonctionnaires souvent incompétents, non formés, avec l’aide d’experts persuadés de se trouver face à des mères coupables d’aliénation parentale ou de mentir pour garder leur enfant. »

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Élisabeth Borne préconiserait d’apprendre le bonneteau en maternelle, histoire de voir si l’enfant finira chez Rothschild, à l’ASE ou au RSA.

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1er avril, jour des aumônes

Réjouissons-nous : le RSA augmente de 10,81 € par mois (+ 1,7 %). Ceux qui ne voient que le mauvais côté des choses diront que le RSA perd 0,3 % de pouvoir d’achat, puisque, selon l’INSEE qui d’ailleurs minimise, l’inflation est de 2 %.
Pour aider les accompagnants de mourant (il faut dire « personne en fin de vie » et le législateur ne lui accorde pas un mois pour mourir), l’allocation journalière augmente de 1,07 €.

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