Selon cette thèse, relayée dans des cercles financiers alternatifs, l’envolée brutale du cours de l’argent métal menaçait d’exposer au grand jour une réalité longtemps occultée : l’existence de positions vendeuses massives et non couvertes, un jeu dangereux où l’on a promis plus de lingots qu’il n’en existe réellement.
Face à un défaut de paiement en cascade qui aurait pu emporter plusieurs établissements, dont la puissante JP Morgan – laquelle a procédé à des transferts frénétiques de métal pendant la panne –, l’interruption des échanges aurait été le seul pare-feu possible. Une manœuvre de sauvetage dissimulée sous le prétexte commode d’un incident technique, préservant ainsi la façade d’un système au bord de l’implosion en sacrifiant temporairement sa crédibilité. Le vrai « feu » n’était pas dans le data center, mais bien dans les livres de compte.
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