Alors que certains se complaisent dans une joie mauvaise, il convient de souligner l’absurdité d’un système qui a réduit un ancien Président de la République à une diète forcée de yaourts, par crainte légitime d’une hostilité ambiante. Comment, en effet, attendre d’un homme d’État de cette trempe qu’il maîtrise les gestes élémentaires de la popote, lui qui a siégé à l’Élysée et non devant les fourneaux ?
Son incapacité notoire à se cuire un œuf, érigée en principe, ne fait que souligner le décalage abyssal entre son destin et l’indigne trivialité de son quotidien carcéral. Cette libération est un soulagement pour tous ceux qui n’ont pas sombré dans la haine et qui croient encore que la justice doit s’exercer sans déshumaniser. Le combat pour la réhabilitation peut maintenant commencer, loin des clameurs indignes et des cuisines pénitentiaires.
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