Économie

Sécurité routière ou rentabilité ? Le business des radars en crise

En 2024, les radars automatiques ont généré 889 millions d'euros de recettes, en baisse de 76 millions par rapport à 2023. Cette érosion intervient dans un contexte pourtant favorable : le parc compte désormais 4 700 appareils, dont 253 radars tourelles dernière génération, et a dressé 13 millions de contraventions. Preuve que la logique du chiffre prime sur toute autre considération.

mise à jour le 28/10/25

La baisse des recettes des radars révèle une vérité qui dérange : leur rentabilité prime sur la sécurité.

Vandalisme : symptôme d’un rejet populaire

Le taux de fonctionnement du parc est tombé à 81%, victime des vagues de vandalisme lors des mouvements sociaux. Les coûts de réparation atteignent des sommets – jusqu’à 200 000 euros pour un radar entièrement remplacé – creusant un cercle vicieux financé par… les amendes elles-mêmes. Ces destinations traduisent un rejet croissant de ce que les automobilistes perçoivent comme une taxation déguisée.

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La sécurité, variable d’ajustement budgétaire

Les propos d’Éric Champarnaud, directeur général de C-Ways, sont éclairants : « Les amendes automatiques représentent 43% des 2 milliards d’euros de contraventions. Ce n’est pas un levier majeur pour réduire le déficit, mais on n’est plus à l’heure où on peut se permettre de négliger les petites économies. » Un aveu : l’objectif est bien budgétaire, la sécurité routière servant de caution morale à cette entreprise de rentabilité.

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L’IA au service du profit

Face à ce manque à gagner, la réponse gouvernementale est sans surprise : déployer dès 2025 des radars dopés à l’intelligence artificielle. Leur mission ? Traquer toujours plus d’infractions, du téléphone au volant au non-respect des distances de sécurité. Une fuite en avant technologique qui soulève autant de questions sur les libertés individuelles que sur la finalité réelle de ce système.

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Le cynisme d’une politique

Alors que l’État compte sur ces nouvelles technologies pour renflouer ses caisses, la contradiction devient criante : comment croire à un discours sécuritaire quand chaque innovation vise d’abord à augmenter les recettes ? Les 76 millions d’euros de manque à gagner en disent long sur les véritables priorités macroniennes : la rentabilité d’abord, la sécurité ensuite.

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1 commentaire sur "Sécurité routière ou rentabilité ? Le business des radars en crise"

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  1. L’IA pour fliquer encore et toujours.
    Un projet apporterait bien plus sur tous les plans : des feux intelligents. Améliorations de la circulation, gains de temps, réduction de la pollution, réduction d’accidents.
    Combien de morts la nuit, lorsqu’un chauffeur épuisé ne supporte plus d’attendre un Nème feu rouge à Nème un carrefour vide ?

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