Les contours d’une mesure autoritaire
Présenté en Conseil des ministres, l’article 20 établit un cadre légal pour cette coercition, suspendue au simple avis formel de la HAS attendu pour 2026. Le texte cible spécifiquement les soignants libéraux et hospitaliers, ainsi que les personnes âgées en institution. Pour la rougeole, l’obligation viserait les professionnels de la petite enfance, avec le vaccin ROR trivalent faute de monovalent.
Cette bascule de la recommandation à l’obligation constitue un revirement significatif. Une tentative similaire en 2006 avait été abandonnée. Aujourd’hui, des analyses sur les grippes nosocomiales, aussi contestables que commodes, servent de justification à cette nouvelle ingérence.
🔴 DEVOIR DE MÉMOIRE
10/2025 Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026 prévoit de rendre obligatoires les vaccins contre la grippe et la rougeole pour certains professionnels de santé, sous réserve d’un avis favorable de la Haute Autorité de santé (HAS)… pic.twitter.com/2Kh7ANyCSQ
— Ni Oubli Ni Pardon (@NiONiPardon) October 17, 2025
Des justifications épidémiologiques en trompe-l’œil
Les promoteurs de cette mesure brandissent le spectre de la protection des vulnérables et s’appuient sur des taux de vaccination jugés « insuffisants ». On cite ainsi le chiffre de 21% de soignants vaccinés en Ehpad, sans jamais s’interroger sur les raisons profondes de cette réticence. Les récits de terrain évoquent pourtant une défiance tenace, nourrie par les expériences passées et l’ère post-Covid.
Il est précisé, comme pour apaiser les craintes, que ni le vaccin Covid-19 ni la technologie à ARN messager ne sont concernés. Une distinction qui semble surtout destinée à faire passer la pilule amère de l’obligation.
Une opposition qui dénonce une citoyenneté à deux vitesses
La mesure, si elle survit au débat parlementaire, pourrait s’appliquer dès 2026. Elle soulève d’ores et déjà une vive opposition. La Fédération nationale avenir et qualité de vie des personnes âgées (FNAQPA) fustige une mesure créant une « citoyenneté différente » pour les résidents d’Ehpad, bafouant le principe d’égalité. L’association plaide pour des investissements dans la qualité de vie et la prévention non coercitive, plutôt que dans la contrainte.
La presse spécialisée relaie ces débats, notant le caractère inédit de cette proposition et ses implications profondes pour les libertés fondamentales. Les leçons des campagnes vaccinales récentes, semble-t-il, n’ont pas été retenues.
Le vrai du faux.
La réponse est vrai.https://t.co/zL5hkXFkDS
— Sabatier Jean-Marc (@SabatierJeanMa1) October 21, 2025
Vers un nouveau paradigme sanitaire liberticide
Les débats à venir au Parlement seront décisifs. Cette initiative s’inscrit dans une tendance lourde à la centralisation et à la simplification autoritaire de la politique vaccinale. Si elle est adoptée, elle marquera un pas de plus vers une société où la protection collective, notion éminemment malléable, justifie systématiquement l’effacement des choix individuels.
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