Une doctrine en décalage
L’observation des récentes parades militaires, tel le défilé du 14 juillet, est édifiante. Fabrice Ribère y observe des engins blindés dépourvus des moindres brouilleurs ou « casquettes » anti-drones, pourtant indispensables sur le champ de bataille ukrainien. Pire, les chars Leclerc déployés en Roumanie sont dans le même état de vulnérabilité, alors que les modèles occidentaux similaires ont été décimés par les drones russes. Cette carence symbolise un retard criant dans l’intégration des enseignements de la guerre réelle, celle des drones FPV low-cost et de la robotisation de masse.
Un avenir incertain et coûteux
Plutôt que de s’adapter à cette nouvelle réalité, la France persiste dans des projets pharaoniques et potentiellement obsolètes, comme le futur porte-avions PANG pour 2038, une cible facile pour les missiles hypersoniques. La question du nombre d’opérateurs de drones formés, élément clé de la supériorité aujourd’hui, reste sans réponse. Face à une Russie qui a su s’adapter, mobiliser et innover à bas coût, l’armée française, engluée dans ses vieilles recettes et son complexe militaro-industriel, apparaît dangereusement dépassée. Son engagement hypothétique en Ukraine ne serait qu’une marche funèbre vers une humiliation certaine.
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