Pendant ce temps, Annie Sobrero, alias Agnès Pannier-Runacher, recycle sa hargne contre les anti-ZFE en mode « je vous l’avais bien dit », tandis que d’autres macronistes semblent préparer un bûcher sacrificiel pour calmer l’astre solaire. Quant au numéro Vert activé par le ministère de la Santé (0 800 06 66 66), il ressemble surtout à une ligne directe vers l’enfer.
La presse apporte toute son aide à la désinformation.
Voici ce qu’on peut lire sur la Une du Dauphiné libéré du mardi 1er juillet.
En haut, mais en en petits caractères : « Trois jours dans le couloir de l’hôpital à 90 ans ». Au milieu, en gros caractères : « INSUPPORTABLE ! » Attention ! ce titre ne concerne pas la dame âgée à l’hôpital, mais la chaleur. Une photo en contre-plongée montre un homme buvant à la bouteille sous un soleil de plomb. La dame, elle, n’a droit qu’à une photo format timbre poste dans un coin.
Matthieu Sorel, climatologue chez Météo-France, livre son analyse de la situation. En voici un extrait. Comme on n’est jamais trop prudent par temps de canicule, si vous êtes fatigué, ménagez-vous et sautez au résumé en dessous.
« La nuit que nous venons de connaître est la nuit la plus chaude que la France ait enregistrée »… en juin, a déclaré L’indicateur thermique national nocturne, c’est-à-dire la moyenne de températures relevées en 30 points représentatifs de métropole, a atteint 20,2 °C, dépassant la valeur de 20,1 °C du 27 juin 2019. Pour la journée de lundi, « l’indicateur thermique national en température moyenne a atteint la valeur provisoire de 28 °C, dépassant ainsi la valeur la plus haute jamais enregistrée pour un mois de juin, 27,9 °C, là encore le 27 juin 2019. »
Résumé : « Il fait chaud ».
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