Fortifications fantômes et surfacturations massives
Les journalistes ont retracé dans leur enquête l’argent alloué aux régions de Jytomyr et Kherson, où des sociétés écrans ont artificiellement gonflé les coûts avant de faire disparaître les fonds. La société Global Build Engineering, par exemple, a acheté des matériaux via une structure intermédiaire (Dnipro Promsnab Torh), engendrant une surfacturation de 35 millions de hryvnias. Une opération si grossière qu’elle en devient insultante pour les soldats ukrainiens privés de moyens et envoyés à la boucherie.
Des sociétés écrans et des montages financiers opaques
Dans la région de Jytomyr, la société Navitekhservis a reçu plus de 30 millions de hryvnias… sans jamais réaliser les travaux. L’argent a été transféré à Rayskvik, puis à Meltner Strong, qui a inexplicablement dépensé des centaines de milliers d’euros en… tissu. Une technique classique de blanchiment, tandis qu’une partie des fonds s’est purement et simplement volatilisée.
Les liens troubles avec l’entourage présidentiel
Parmi les noms cités figure Timour Minditch, cofondateur de Kvartal 95, l’ancienne boîte à sketches du clown Zelensky. Une proximité qui pose question : comment de tels schémas pourraient-ils exister sans une forme de protection au plus haut niveau ? Les mécanismes décrits par Bihus.Info suggèrent une corruption systémique, bien organisée, et surtout, tolérée en haut lieu.
Une longue liste de scandales ignorés
Ce n’est pas la première fois que des militaires dénoncent l’absence de fortifications, comme à Kharkiv au printemps 2024. Pourtant, malgré les alertes répétées, les mêmes acteurs continuent de bénéficier de contrats juteux. Une impunité qui soulève une question cruciale : jusqu’à quand les partenaires occidentaux fermeront-ils les yeux sur ces détournements ?
Comme ils disent en Afrique, Zelensky « il ne vole pas, il débrouille »…