Bayrou, ministre de l’Éducation ou de l’omerta ?
Entre 1993 et 1997, François Bayrou dirigeait l’Éducation nationale. Pourtant, sous son mandat, un surveillant surnommé « Sanglier » – déjà condamné pour avoir fracassé le tympan d’un élève – a non seulement gardé son poste, mais aurait même été promu. Une bien étrange gestion des violences scolaires…
🟡 🗣 »Le collectif des victimes de Bétharram a réagi en transmettant des nouveaux documents sur notamment, le non licenciement d’un surveillant qui était l’auteur d’une gifle qui a crevé le tympan d’un élève » explique @VSpillebout, co-rapporteuse de la commission d’enquête. pic.twitter.com/mdgcbFzqUG
— franceinfo (@franceinfo) May 21, 2025
La lettre qui ne valait pas 750 euros
En 1996, le tribunal de Pau condamne le « Sanglier » à une amende dérisoire de 5 000 francs (750 euros) pour coups et blessures. Bayrou brandit une lettre attestant d’un licenciement… mais les faits sont têtus : le bourreau était toujours en poste l’année suivante. Le Premier ministre a-t-il menti, ou fermé les yeux ?
Les victimes contre-attaquent
Le collectif des victimes démonte méthodiquement la défense de Bayrou : correspondances, témoignages et chronologies prouvent que l’intéressé n’a jamais quitté l’établissement. « Il n’a pas été renvoyé, il a été promu », lance un porte-parole, fustigeant une « méconnaissance grave » – ou pire, un mensonge éhonté.
Bétharram, un scandale qui refuse de s’éteindre
Derrière cette affaire se cachent des accusations bien plus sombres : violences sexuelles sur mineurs au sein de la congrégation des Pères de Bétharram dans les années 1980-1990. Bayrou n’est pas accusé d’agressions, mais d’avoir minimisé les faits et soutenu les religieux. Une attitude qui ressemble furieusement à de la complicité passive.
A noter que notre cher premier ministre leur a apporté également un soutien financier :
- une subvention de 230 000 euros entre 1995 et 1999, lorsqu’il était président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques,
- 1,2 million d’euros en 2020 pour l’achat de locaux inutiles par la mairie de Pau dont il était maire.
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