La politique locale vient une nouvelle fois de démontrer que les affaires de cœur (ou de webcam) n’ont jamais été aussi dangereuses pour les élus. Bernard Jamet, maire (DVD) de Sannois, se retrouve malgré lui au cœur d’un scandale aussi gênant qu’embarrassant, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo pour le moins… intime.
Une séquence « privée » devenue publique… et virale
Sur les écrans de nombreux habitants de Sannois, une vidéo montrant le maire de 68 ans en train de se masturber circule depuis plusieurs jours. La scène, enregistrée via webcam, n’a pas été démentie par l’intéressé. Bien au contraire. Dans une lettre adressée au conseil municipal, l’élu reconnaît les faits… tout en dénonçant une tentative de chantage.
« Une femme se faisant passer pour une restauratrice suédoise m’a contacté à plusieurs reprises. L’échange a dérapé dans le registre sexuel, via caméra interposée, et a été enregistré à mon insu », explique-t-il dans un courrier daté du 7 mai.
Selon Le Parisien, on apprend au passage que la mystérieuse inconnue semblait bien renseignée sur la vie municipale de Sannois. Assez, en tout cas, pour que le maire oublie toute prudence numérique. Résultat ? Une vidéo compromettante, un chantage financier, et une plainte déposée par l’élu le 28 avril 2025 pour « atteinte à la vie privée » et « tentative d’escroquerie ».
Erreur de jugement ou piège numérique ?
Bernard Jamet plaide la « faiblesse morale dans un cadre privé », tout en martelant que cette affaire n’a « rien d’illégal » et qu’elle ne compromet en rien sa capacité à gérer la ville. En somme : oui, c’était lui ; non, il ne démissionnera pas.
Il invite d’ailleurs ses opposants politiques à ne pas tomber dans une « instrumentalisation bassement politicienne ». Vœu pieux ou provocation assumée ? À Sannois, le débat est lancé.
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