Le Vatican s’apprête à vivre l’un des moments les plus solennels et mystérieux de l’histoire catholique : l’élection du 267ᵉ pape. À la suite du décès du pape François, survenu à l’âge de 88 ans après un long combat contre la maladie, le Collège des cardinaux se réunit dans la célèbre chapelle Sixtine pour désigner son successeur. Une nouvelle ère s’ouvre pour l’Église.
Le conclave : un rituel millénaire à l’enjeu mondial
Dans les trois semaines à venir, 135 cardinaux de moins de 80 ans — seuls électeurs autorisés — participeront à un vote strictement confidentiel. Ce processus ancien, à huis clos, se déroule dans le cœur symbolique du Vatican, à l’abri des regards et des micros, sous les fresques de Michel-Ange.
La première étape a lieu à la basilique Saint-Pierre, avec une messe solennelle pour appeler l’Esprit Saint à guider les choix. Ensuite, les cardinaux prêtent serment de silence absolu avant de se retirer derrière les portes closes de la chapelle Sixtine.
Chaque jour, jusqu’à quatre scrutins sont organisés. Deux tiers des voix sont nécessaires pour élire le nouveau souverain pontife. Si l’accord tarde, les bulletins sont brûlés et laissent s’échapper une fumée noire. Seule la fumée blanche annonce au monde : Habemus Papam.
Un conclave plus international que jamais
Sous le pontificat de François, l’Église a connu une diversification géographique sans précédent. Sur les 135 cardinaux électeurs, 108 ont été nommés par lui, soit plus de 80 % du corps électoral. Un héritage qui pourrait peser lourd sur le choix du prochain pape.
L’Europe, longtemps surreprésentée, ne détient plus que 39 % des voix. L’Asie monte à 17 %, l’Amérique du Nord à 15 %, l’Amérique du Sud et l’Afrique à 13 % chacune. Une configuration qui reflète un catholicisme en mutation, moins centré sur Rome et plus global.
Continuité ou rupture : quel profil pour succéder à François ?
Le grand suspense réside dans l’orientation que prendra le prochain pape. Suivra-t-il la voie réformiste et sociale de François ? Ou marquera-t-il un retour à une ligne plus conservatrice, chère à certains fidèles et prélats nostalgiques de l’ordre ancien ?
Parmi les papabili (les candidats potentiels), plusieurs figures italiennes comme le cardinal Pietro Parolin sont évoquées. Mais d’autres voix, notamment en Afrique subsaharienne et en Asie, pourraient aussi s’imposer, ouvrant la voie à un tournant historique.
Les cardinaux créés par François ne forment toutefois pas un bloc idéologique homogène. Nombre d’entre eux viennent de diocèses éloignés de Rome et n’ont pas l’habitude de travailler ensemble. Un facteur qui rend toute prévision incertaine.
Ce qu’il faut retenir
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Le conclave débutera d’ici quelques jours dans la chapelle Sixtine.
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135 cardinaux de moins de 80 ans éliront le 267ᵉ pape.
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80 % des électeurs ont été nommés par François, favorisant une continuité possible.
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Le collège est plus diversifié que jamais, avec une forte présence extra-européenne.
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L’Église catholique pourrait bien voir émerger un pape non-européen, voire issu d’un continent encore jamais représenté à la tête de l’Église.
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