Boycott de Blanche-Neige : Gal Gadot pointée du doigt pour son soutien à l’armée israélienne, le film s’effondre

Disney pensait vendre du rêve avec Blanche-Neige. Résultat ? Le film est interdit au Liban, et le boycott s’étend. En cause : Gal Gadot, ex-membre de l’armée israélienne, n’a jamais caché son soutien à une armée accusée de massacres à Gaza.

mise à jour le 18/04/25

Gal Gadot dans la tourmente : appel mondial au boycott du film Disney

Après les boycotts de Gérard Darmon, Michel Boujenah, SFR, McDonald’s ou encore du festival Shalom Europa, la vague ne faiblit pas : elle continue de déferler à travers le monde, et gagne du terrain en France.

Le boycott du remake de Blanche-Neige de Disney ne fait que commencer, et il pourrait bien devenir un phénomène mondial. Le Liban a donné le ton en interdisant la projection du film, non pas pour son scénario éculé avec sa piètre note sur AlloCiné (1,8) ou son esthétique douteuse, mais parce que son actrice principale, Gal Gadot, incarne à la fois la Reine maléfique… et le soutien fervent à une armée israélienne accusée de massacres à grande échelle.

Il est temps de poser une question simple : quel parent censé voudrait emmener son enfant voir un film dont la vedette justifie ouvertement l’assassinat de dizaines de milliers d’enfants à Gaza ? Gal Gadot, ex-membre de l’armée israélienne, n’est pas seulement une actrice. Elle est devenue le porte-voix d’un État qui mène des frappes sanglantes et impunies. Et quand elle déclare, entre deux tapis rouges, qu’elle est “choquée par la haine contre Israël”, on aimerait lui rappeler les enfants, les écoles, les hôpitaux bombardés — mais sans doute que cela ne figure pas au programme de son prochain film.

Le Liban, en retirant Blanche-Neige de ses écrans, a simplement acté une décision cohérente : ne pas ouvrir ses salles à une propagandiste d’un État colonisateur. Ce n’est pas la première fois : Captain America avait subi le même sort plus tôt, pour les mêmes raisons. Et si l’Europe veut se regarder dans un miroir, il est peut-être temps qu’elle suive cet exemple. Car oui, le sionisme devient de plus en plus détesté sur le Vieux Continent, à mesure que les images d’enfants mutilés et de villes rasées envahissent les réseaux.

L’ironie, c’est que le film s’écroule déjà au box-office. À peine 43 millions de dollars lors du week-end d’ouverture aux États-Unis — un chiffre famélique pour une production Disney. Une chute libre de 66 % dès la deuxième semaine. Il semblerait que même les contes de fées ne peuvent pas survivre à la réalité d’une guerre coloniale. Pour un budget pharaonique de 269,4 millions de dollars, Blanche-Neige totalise en France 544 000 entrées la première semaine. Fallait-il investir tant d’argent pour concurrencer un autre navet, Les Bodin’s partent en vrille, qui n’a coûté « que » 9,3 millions d’euros pour 506 000 entrées ?

Un boycott, un geste citoyen

Appelons un chat un chat : regarder un film porté par une figure aussi militante sioniste que Gal Gadot, c’est fermer les yeux sur une politique d’occupation, c’est banaliser les crimes de guerre. Ce n’est plus une question de politique, mais de conscience.

Ce boycott, loin d’être une simple réaction ponctuelle, devient un acte de résistance culturelle, un moyen pacifique mais puissant de dire : nous ne cautionnons pas cela. Il ne s’agit pas d’antisémitisme, comme le prétendent les habituels défenseurs de l’amalgame facile. Il s’agit de refuser de normaliser l’horreur, sous prétexte de divertissement.

Alors oui, boycotter Gal Gadot, c’est plus qu’un geste. C’est un devoir.

Et si Disney cherche une morale à sa nouvelle version de Blanche-Neige, la voici :
“Quand la méchante reine sort de l’écran pour défendre les massacreurs, le conte devient cauchemar.”

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