Ce samedi-là, à Lyon, les filles de Némésis dépliaient leur banderole anti-Rima Hassan quand les antifas de la Jeune Garde, collectif cofondé par le député LFI Raphaël Arnaud, ont surgi casqués, armés de barres de fer et de certitudes. Résultat : un militant d’extrême droite mort, des communicants des deux bords déjà au travail, et une famille qui devra enterrer son fils entre deux communiqués.
Némésis pleure son « soldat », la Jeune Garde se désolidarise (« nos activités étaient suspendues »). Pendant ce temps, les vrais professionnels, ceux qui savent qu’un service d’ordre gratuit recruté sur Telegram ne remplace pas une formation aux premiers secours, regardent la scène en haussant les épaules : les gamins des deux bords continueront à se taper dessus, à filmer pour leurs réseaux, et à mourir pour des causes que leurs chefs ne défendraient jamais en personne. La seule certitude, dans ce chaos, c’est que Quentin n’est plus de ce monde, mais que son nom, lui, va encore beaucoup voyager.
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