Une réforme en cache une autre
La macronie n’en a décidément jamais assez. Après avoir forcé le passage en 2023 grâce au 49.3, malgré des mois de mobilisations historiques, voilà qu’elle s’apprête à récidiver. Le dernier rapport du COR est sans appel : même avec l’âge à 64 ans, le déficit persisterait jusqu’en 2070. La solution ? Pousser les bornes… littéralement.
Plutôt que de s’attaquer aux vraies causes – au hasard, la répartition inéquitable des richesses –, le gouvernement préfère brandir l’épouvantail démographique. Pendant ce temps, les pensions stagnent, le pouvoir d’achat s’effrite, et le patronat, lui, continue de s’enrichir.
Deux ans après la réforme pour amener la retraite à 64 ans, c’est la retraite à 66 ans et 1/2 qui est demandée pour « sauver le système de retraite ».
✅Ces gens se moquent du monde ! C’est le tonneau des Danaïdes.https://t.co/FVYJxZ8cBG pic.twitter.com/fDBRbvRyEr— Philippe Murer 🇫🇷 (@PhilippeMurer) June 6, 2025
Une société au bord de l’implosion
Les syndicats, déjà vent debout contre la réforme de 2023, ne décolèrent pas. La CGT et FO dénoncent une « politique du toujours plus », tandis que LFI promet une opposition farouche. Sur les réseaux sociaux, l’indignation gronde : « On nous prend pour des vaches à lait », résume un internaute.
Pourtant, la macronie campe sur ses positions. Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, ose même avancer que toute modification devra « garantir l’équilibre financier ». Traduction : les travailleurs trinqueront, les actionnaires respireront.
Reculer l’âge de départ à 66,5 ans, voici la proposition choc du Conseil d’orientation des retraites pour sauver le système !
Deux ans seulement après la dernière réforme qui fixait l’âge de la retraite à 64 ans, il faut déjà repousser le départ de 2,5 ans. Avec l’effondrement… pic.twitter.com/RItCdER3b4
— Carėne Tardy (@Carene1984) June 6, 2025
L’alternative ? Elle existe, mais on l’ignore
Augmenter les cotisations patronales ? Trop risqué pour « l’attractivité économique ». Taxer les superprofits ? Impensable dans une logique néolibérale. Le gouvernement préfère donc ressortir la vieille rengaine : « Travaillons plus longtemps. »
Pendant ce temps, l’espérance de vie en bonne santé stagne, les burn-out explosent, et les métiers pénibles sont toujours sacrifiés. Mais qu’importe, pour l’Élysée, l’essentiel est de servir les intérêts d’une minorité.
Jusqu’à l’épuisement ?
À force de repousser l’âge de la retraite, la macronie finira par nous faire travailler jusqu’à la tombe. Entre cynisme et mépris, cette nouvelle proposition illustre une fois de plus le divorce entre un pouvoir sourd et un peuple à bout.
Pas encore de commentaire sur "Retraite à 66 ans et demi : La macronie s’apprête à enfoncer le clou"