Une générosité très liquide
Tout commence en 2021 par des appels à la générosité lancés via une plateforme de financement participatif. Mission affichée : soulager la pauvreté à Madagascar. Résultat concret : plus de 300 000 euros extirpés à près de 7 000 donateurs. Les enquêteurs estiment qu’à peine 68 000 euros ont effectivement irrigué des actions sur le terrain. Le solde, une coquette somme de 255 000 euros, aurait trouvé le chemin d’un compte personnel avant que la justice ne gèle cette manne soudaine.
🇫🇷 FLASH – Dylan Thiry sera jugé en 2026 pour avoir détourné près de 250 000 € via son association « Pour nos enfants. »
Il a acquis plusieurs Mercedes dont une AMG suite a ses faux projets humanitaire. Son projet d’escroquerie au Maroc a été stoppé après une alerte rapide. 🫡 https://t.co/892rLVEgnv pic.twitter.com/WixtsUoSvZ
— Tajmaât (@Tajmaat_Service) October 21, 2025
Comptes et mécomptes d’une œuvre caritative
L’association présidée par Dylan Thiry, au nom pourtant évocateur de protection de l’enfance, a été purement et simplement dissoute, sans le moindre rapport financier. L’influenceur a, lui, brillé par ses déclarations contradictoires sur l’état des fonds, tantôt quasi-vides, tantôt inexplicablement garnis. Une baisse de revenus affichée n’a visiblement pas entamé son goût pour le luxe, puisqu’il a acquis un véhicule haut de gamme de 80 000 euros, promptement remplacé par un modèle supérieur.
Une justice qui prend son temps
Initialement prévu pour octobre 2025, le procès est renvoyé à décembre 2026. Ce délai, réclamé par les parties civiles, permettra d’approfondir l’enquête. Les services antifraudes examineront deux déclarations publiques de l’accusé et interrogeront trois anciens volontaires l’ayant accompagné à Madagascar. L’un d’eux, présent à l’audience, a qualifié l’expérience d' »enrichissante », sans autre précision.
Complices et conséquences
Une ex-collaboratrice, pilier de l’association, est aussi sur le banc des accusés. Elle n’a pu comparaître, hospitalisée pour un stress attribué à la médiatisation de l’affaire. Pour l’instant, trois donateurs, lésés de quelques euros à plusieurs centaines, se sont constitués parties civiles. Leur avocat espère que la publicité du procès en fera germer d’autres.
#DylanThiry sera jugé en 2026 pour abus de confiance.
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👉 Contact : @collectifAvi pic.twitter.com/K7RJWlA5LE— Collectif AVI (@collectifAvi) October 21, 2025
Une méthode éprouvée
Au-delà de cette affaire, des observateurs relèvent un schéma récurrent. Dès 2020, des initiatives similaires à celle de Dylan Thiry, en Afrique de l’Ouest et du Nord (Sénégal, Mali, Maroc), auraient suscité des interrogations. Un porte-parole d’un collectif de victimes tonne : « Il est urgent de mettre un terme à ces pratiques qui se répètent, profitant de causes floues. » L’influenceur, lui, se dit innocent, victime d’un « lynchage » médiatique. Son avocat déplore un report qui « prolonge inutilement une situation pesante » pour son client, pressé, assure-t-il, de voir l’affaire classée.
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