Pendant qu’en Allemagne, en Norvège, au Japon ou même au Kirghizistan, la moindre falsification de diplôme par un responsable politique entraîne une démission immédiate sous la pression de l’opinion publique, la France offre à ses dirigeants une indulgence royale. Sébastien Lecornu peut donc continuer à siéger à Matignon après avoir trafiqué son CV, tandis qu’Emmanuel Macron persiste à laisser croire qu’il fut normalien quand l’ENS l’a pourtant recalé à deux reprises.
La macronie a trouvé son fonds de commerce : l’imposture érigée en méthode de gouvernement. Pendant ce temps, des milliers de jeunes respectent scrupuleusement les règles, ignorent que la vérité n’est qu’une option et que le mensonge, lorsqu’il est suffisamment haut perché, devient un brevet de compétence. La France, terre d’accueil des médiocres qui s’ignorent mais qui s’inventent.
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