Pédocriminalité

Les dernières révélations explosives des dossiers Epstein : Le scandale français au cœur de l’affaire !

Ce 30 janvier 2026, la Justice américaine a déversé une marée de preuves dans l’affaire Epstein : trois millions de pages, deux mille vidéos, cent quatre-vingt mille images. Ces archives lèvent un peu plus le voile sur l’ampleur d’un réseau international de traite sexuelle, orchestré par le financier pédophile mort en détention. Si les noms de Trump et Musk (pour faire pression dans le volet iranien ?), ou Gates y apparaissent, le volet français révèle une complicité structurelle particulièrement glaçante, où des figures locales ont activement participé ou fermé les yeux. Les mentions de Bernard-Henri Lévy et de Jack Lang dans le carnet d’adresses du prédateur posent une question brûlante : que savaient-ils ?

mise à jour le 02/02/26

Ils ont peut-être oublié leur passage avenue Foch, mais les archives, elles, se souviennent.

Jean-Luc Brunel, l’ami monstrueux

L’agent de mannequins Jean-Luc Brunel, déjà mis en cause pour viols et opportunément suicidé à la prison de la Santé, surgit des nouveaux documents comme un pivot du système. Dans un courriel adressé au Département de la Justice en 2021, une victime anonyme le décrit comme « cent fois pire » que Ghislaine Maxwell. Les pièces à conviction – photographies, échanges – attestent de sa proximité opérationnelle avec Epstein. Il utilisait son agence MC2, financée par le criminel, pour attirer de jeunes femmes sous couvert de carrières de modèles, avant de les livrer au réseau. Son « suicide » en prison, en février 2022, prive une fois de plus les victimes de vérité et de justice, perpétuant un schéma d’impunité choquant.


Le Carnet Noir : BHL et Jack Lang dans l’orbite du prédateur

Le célèbre « petit carnet noir » d’Epstein, répertoriant plus de mille cinq cents contacts, incluait Bernard-Henri Lévy et Jack Lang. Le « philosophe » médiatique y figurait avec plusieurs lignes directes ; l’ancien ministre de la Culture, par des coordonnées personnelles. Cette présence n’est pas anodine. Epstein cultivait ces relations pour se parer d’une respectabilité, échangeant vraisemblablement influence et accès contre une couverture sociale. Aucune inculpation ne les vise formellement, mais leur nom côtoie dans ces listes des prédateurs condamnés. Leur silence actuel et leurs liens passés avec l’homme interpellent : une complaisance, au mieux, une connaissance tacite, au pire, les éclabousse irrémédiablement.

Voici une transcription en français des échanges d’emails (traduits des originaux en anglais) sur le projet « Petit Prince » :

– Email d’Epstein à Jack Lang (28/01/2013) : « Merci, je vais examiner cela cette semaine et revenir vers vous. 1. Faut-il introduire l’enfant à la religion, à de nouvelles sexualités, des tests ? À quelle fréquence, tests standardisés, projets pilotes, etc. Pouvons-nous organiser un appel plus tard cette semaine ? »

– Email de Caroline Lang à Epstein (30/01/2013) : « Salut Jeffrey, Pour éviter tout malentendu, le document que vous avez reçu de mon père n’est qu’un résumé et non l’œuvre complète. Mon père est d’accord avec votre suggestion d’ajouter la religion, une nouvelle sexualité, etc. Vendredi dernier, mon père a été élu et nommé à l’unanimité par le conseil comme Président et PDG de l’Institut du Monde Arabe. Il a préféré cette aventure plutôt que d’aller à la Cour suprême. Comme vous pouvez l’imaginer, il est maintenant très occupé avec environ 200 employés sous sa direction. Il doit trouver plus de financements, en particulier de nouvelles idées pour cet institut qui a été laissé de côté pendant très longtemps. Je pense donc qu’il serait plus facile pour lui de vous parler en personne lors de votre prochaine venue à Paris. Comment allez-vous ? Gros bisous, Caroline. »

Pour se faire une idée globale de l’affaire Epstein en 10 minutes avec Marcel D. 



Avenue Foch : quartier général parisien du trafic

Epstein disposait à Paris, au 22 avenue Foch, d’un appartement servant de base arrière à ses activités. Les documents confirment des séjours répétés en France, bien au-delà des années 80. En mars 2019, depuis Paris, il invitait encore Steve Bannon à dîner par texto. Ce lieu n’était pas un simple pied-à-terre : il servait à attirer des victimes, souvent de jeunes aspirantes mannequins. Dès 2007, la filiale française de HSBC avait fermé son compte, alertée par des transactions suspectes liant Epstein, Brunel et de très jeunes femmes. Cette alerte n’a pourtant donné lieu à aucune enquête française sérieuse, illustrant une faille béante dans le système.


Complicité et indifférence : L’écosystème français

Le réseau ne se limitait pas à Brunel. Les dossiers citent une « aspirante mannequin canadienne-française » suspectée d’avoir procuré des mineures. Epstein évoquait par courriel des femmes « tahitiennes parlant principalement français », exotisant cyniquement ses proies. Cet écosystème a fonctionné grâce à une chaîne de complicités actives et à l’indifférence passive d’un milieu – fashion, intellectuel, politique – séduit par l’argent et l’influence du criminel.



L’exigence de vérité : une enquête française s’impose

Les révélations de 2026 confirment que le scandale Epstein est aussi une affaire française. Elle met en cause des acteurs locaux et une justice atone. Les morts opportunes d’Epstein et de Brunel en cellule ressemblent à une fin de non-recevoir opposée aux victimes. Les noms qui subsistent dans ces dossiers, de BHL à Jack Lang, ont une dette d’explications envers le public. L’impunité ne peut être la dernière page de cette histoire.

À lire : Très bien informé, Pédocratie à la française, de Jacques Thomet, donne le détail des complicités françaises. À commander là.

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