Société

Palomba distingue le conspirationnisme attribué à Asselineau de Philippot, valide l’ingérence américaine et salue Sarah Knafo

À peine l’arrestation de Nicolás Maduro annoncée, les réactions politiques françaises se sont multipliées — parfois plus révélatrices que l’événement lui-même. Sur le plateau de Ça se débat !, diffusé le 5 janvier 2026 sur I24 News, le cadre est posé d’emblée : analyser à chaud les réactions politiques françaises après la capture de Nicolás Maduro.

mise à jour le 07/01/26

Palomba stoppe l’amalgame Asselineau–Philippot en direct. Puis elle valide l’intervention américaine au Venezuela… que Philippot critique.

À l’animation, Raphaël Hassine reçoit Nicolas Faure, présenté comme spécialiste de la gauche française. Le principe est simple : citer des personnalités politiques et décortiquer leurs prises de position.

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Très rapidement, le nom de François Asselineau est mis sur la table. Nicolas Faure livre une analyse très sévère. Il estime que l’ancien candidat à la présidentielle s’est engagé depuis longtemps dans une lecture géopolitique qu’il juge excessive, voire déconnectée du réel. Il parle d’un discours qu’il qualifie de populo-conspirationniste et, dans le même mouvement, place Florian Philippot dans la même logique.

C’est précisément à cet instant que le débat bascule.

Alors que Nicolas Faure élargit son propos, Myriam Palomba l’interrompt sur la chaîne Israélienne pour refuser cet amalgame. Elle s’exprime sans détour :

« Non, attendez… Florian Philippot, il n’a pas du tout dit les mêmes choses qu’Asselineau, hein. Attention. Ne mettez pas dans la même sphère conspirationniste Florian Philippot et Monsieur Asselineau, je vous en supplie. »

L’intervention est nette. Elle impose une distinction claire entre les deux figures souverainistes et oblige le plateau à ralentir le raisonnement.

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Pourtant, cette prise de position interroge à la lumière des déclarations publiques de Florian Philippot. Celui-ci, qui se revendique lui aussi souverainiste, critique ouvertement l’intervention américaine dans ses messages publics sur X, allant jusqu’à écrire :

« Réactivation de la doctrine Monroe, mais la base MAGA a-t-elle voté pour ça ?… »

Il attaque également Emmanuel Macron et une large partie de la classe politique française, accusée selon lui d’alignement et de duplicité. Sur le fond, son discours rejoint donc largement la critique portée par Asselineau sur l’intervention américaine.

C’est là que le positionnement de Myriam Palomba devient particulièrement difficile à lire. Elle se présente comme souverainiste, mais salue dans cette même émission l’intervention des États-Unis, défend la lecture liant le régime de Maduro au narcotrafic — la DEA dit le contraire —, et met en avant Sarah Knafo comme référence politique.

Elle assume d’ailleurs pleinement cette ligne lors de l’émission (24 min 58 sec de la vidéo) :

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« Moi, je trouve que, pour le coup, les États-Unis étaient légitimes, puisque l’on parle d’un gouvernement lié au narcotrafic. À mes yeux, ils étaient donc pleinement dans leur droit d’intervenir, et je ne vais certainement pas pleurer sur le sort de Nicolás Maduro. […] Pour moi, la seule qui a été à la hauteur de ce qui se passait alors au Venezuela, c’est Sarah Knafo. »

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