Un parcours politique opportuniste
Thierry Solère est passé par l’UMP, dont il est exclu en 2012 avant de revenir en 2015 au même parti qui a pris le nom de LR et dont il est député dans les Hauts de Seine, avant d’en être exclu en 2017. Il a soutenu Fillon tant que ce dernier n’a pas été rattrapé par la Justice à la vitesse de l’éclair juste avant l’élection présidentielle. L’ex-cheffe du Parquet national financier Eliane Houlette a évoqué la « pression du parquet général » lors de l’enquête visant les époux Fillon. Une fois Fillon mis en examen, Macron a eu les coudées larges pour être élu. Thierry Solère a donc rejoint LREM.
Il a quitté ses fonctions de questeur. Une fonction qui lui rapportait environ 5 000 € brut par mois en 2019, auxquels s’ajoutaient l’indemnité de député (7 200 € brut par mois), appartement de fonction, véhicule, chauffeur personnel, chef cuisinier, maître d’hôtel… Ce beau geste est à remettre dans son contexte.
Fraudes en tous genres
En 2016, une enquête est ouverte contre lui pour fraude fiscale.
En 2017, les investigations sont élargies à trafic d’influence, corruption, abus de biens sociaux, financement illicite de dépenses électorales, manquements aux obligations déclaratives à la HATVP et recels de ces infractions.
En 2018, l’Assemblée nationale lève son immunité parlementaire.
En 2019 avec la fraude fiscale, l’emploi fictif et le financement illicite de dépenses électorales, il en est à 8 chefs d’infraction.
En 2020, Emmanuel Macron lui offre un beau bureau à l’Élysée comme conseiller politique à titre… bénévole (si, si, si).
En 2022, avec cinq nouvelles infractions, notamment d’avoir utilisé à des fins personnelles une partie de ses frais de mandat entre 2012 et 2019, il atteint le chiffre record de 13 inculpations,
un record malgré la concurrence.
Babette de Rozières, candidate LR-RN aux élections législatives dans les Yvelines en 2022, a révélé avoir reçu des appels nocturnes de Thierry Solère qui lui aurait proposé des postes en échange de son désistement.
Après un tel parcours, Thierry Solère n’est pas officiellement conseiller de l’Élysée, mais garde le contact avec Bruno Le Maire depuis 2007 et avec Sébatien Lecornu depuis 2016. Il fait toujours partie de la proche famille politique de Macron.
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