L’édifiante chronique détaille le mécanisme des indemnités parlementaires : une enveloppe mensuelle de plus de 6000 euros versée a priori, dont seul un tiers fait l’objet d’un contrôle a posteriori tant fantasmé. On apprend, sidéré, que ce pactole n’inclut même pas les transports première classe gratuits, l’hôtel à Paris (200 euros par nuit), les 18 000 euros annuels pour taxis et téléphone, ou encore les 15 000 euros pour s’équiper en informatique.
La cerise sur ce gâteau de l’indécence ? Un rapport ancien mais toujours d’actualité de la Cour des comptes révélant l’existence, au Sénat, d’une « cagnotte » de 1,3 milliard d’euros, officiellement thésaurisée pour payer les retraites de ses membres, tandis que l’État continue de l’abreuver de centaines de millions chaque année. Une maîtrise comptable qui ferait pâlir d’envie n’importe quel contribuable, contraint de serrer sa ceinture sur les conseils avisés de ces mêmes élites.
Petits profits
Le Sénat et l’Assemblée nationale perçoivent des intérêts sur leurs dépôts au Trésor : environ 10 millions d’euros pour l’Assemblée nationale en 2023 et 13 millions d’euros en 2023 puis 11 millions d’euros en 2024 pour le Sénat. L’Élysée s’est contenté de 3 millions d’euros en 2023, des recettes exceptionnelles classées par la Cour des comptes en produits divers.
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