Ah, l’Autriche, ses valses envoûtantes, ses cimes enneigées et… ses nonnes qui jouent les grandes évasions ! D’après la BBC, trois sœurs en cornette, pas des jeunottes – 88, 86 et 82 balais bien sonnés – qui larguent leur maison de retraite catholique pour réinvestir leur vieux couvent niché dans les Alpes. Du jamais-vu : des religieuses qui font un bras d’honneur aux pontifes de l’Église, après un demi-siècle à trimer sans moufter.
L’aventure dingue de ces nonnes qui disent non au placard
Le décor ? Elsbethen, près de Salzbourg, dans l’ancien Kloster Goldenstein – un château devenu couvent et école pour filles depuis 1877. Sœurs Bernadette, Regina et Rita y ont usé leurs sandalettes : enseignement, prières, service à gogo. Cinquante piges de dévotion, rien que ça ! Mais en 2022, l’archidiocèse de Salzbourg et l’abbaye de Reichersberg raflent la mise. La communauté est dissoute début 2024, et hop, nos trois guerrières sont expédiées en maison de retraite.
« On ne nous a pas demandé notre avis. Nous avions le droit de rester ici jusqu’à la fin de nos jours, et ce droit a été brisé. »
La belle blague : après une vie à servir, on les colle un aller simple pour l’hospice, comme des pestiférées qu’on planque pour mieux les oublier. Mais ces vieilles battantes n’ont pas dit amen. En septembre, avec l’aide d’ex-élèves et d’un serrurier dans le coup, elles forcent la porte de leur fief. Pas d’eau, pas de courant au départ ? Bof, broutilles ! Elles s’installent, prient, se tapent des knödels aux prunes, et accueillent des visiteurs comme des rockstars.
« Je suis tellement heureuse d’être chez moi. J’avais toujours le mal du pays en maison de retraite. Je suis si reconnaissante d’être de retour. »
Et Sœur Bernadette d’enfoncer le clou :
« Avant de mourir dans cette maison de vieux, je préférerais aller dans un pré et rendre l’âme comme ça. »
Ça, c’est du tempérament !
Le petit air suffisant des boss ecclésiastiques : « Allez, les vieilles, au dépôt ! »
Évidemment, les huiles de l’Église font la grimace. Markus Grasl, le prévôt de l’abbaye de Reichersberg, trouve ça « complètement incompréhensible » et parle d’une « escalade ».
« Les pièces du couvent ne sont plus utilisables et ne répondent en aucun cas aux exigences pour des soins appropriés. »
En gros : à votre âge, on vous case en EHPAD parce que vous êtes juste bonnes à coûter cher en pansements. L’ironie est mordante ! Ces mêmes autorités qui ont profité du zèle de ces nonnes pendant des lustres les jettent maintenant comme des vieux torchons. Et si on ose dire que c’est « pour leur bien » ? Allons donc !
« Les conditions de santé précaires des nonnes rendaient impossible une vie indépendante au couvent de Goldenstein. »
Ces frangines grimpent encore des escaliers sans ascenseur – plus de fougue que bien des trentenaires scotchés à leur canap’ !
Un parallèle tordant avec « Les Vieux de la Vieille » : Les nonnes en mode évasion alpine !
Et là, on touche au summum du rigolo. Vous vous souvenez de « Les Vieux de la Vieille » de Gilles Grangier, ce film français de 1960 avec Gabin, Fresnay et Noël-Noël ? Trois papys râleurs qui se carapatent d’un hospice pour rentrer au village, à siffler du rouge et à narguer les cognes. Nos nonnes, c’est la version alpine et bénie : au lieu de picoler et de chambrer les flics, elles psalmodient et servent des plats tyroliens, mais l’idée est la même – « On n’est pas encore bons pour le cimetière ! »
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L’autonomie des aînés : Un bon coup de balai dans les clichés
Au-delà de l’anecdote savoureuse, il y a un vrai sujet : l’indépendance des seniors face aux maisons de retraite. Combien d’aînés se sentent déracinés, traités comme des fardeaux après une vie de labeur ? Les anciennes élèves de Goldenstein, comme Sophie Tauscher, le clament haut et fort :
« Goldenstein sans les nonnes, ce n’est tout simplement pas possible. Quand elles ont besoin de nous, elles n’ont qu’à nous appeler, et nous serons là, c’est sûr. Les nonnes ici ont changé tant de vies pour le mieux. »
En somme, ces nonnes nous mettent une claque : vieillir, c’est pas capituler. Elles ont repris leur fief, avec vue sur les Alpes, et tant pis pour ceux qui voudraient les ranger au rayon des antiquités. Un sacré camouflet aux idées reçues sur les EHPAD ! Si vous cherchez des idées pour booster la vitalité des seniors ou des aventures pour personnes âgées, cette saga est à graver dans les annales. Et qui sait, d’autres pourraient bien suivre leurs traces…
Et la cerise sur le gâteau ? Nos trois évadées ont même une page Instagram… parce qu’à 80 balais passés, il faut bien documenter sa cavale monastique pour le monde entier !
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