Dans une archive troublante, Cecilia Gatto Trocchi, pourtant initiée elle-même, dépeignait une franc-maçonnerie où l’on a substitué au matérialisme laïc des origines un spiritualisme énergétique des plus troubles. Elle affirme que les élites – banquiers et hommes d’influence – issues du marxisme le plus positiviste, se tournent désormais vers l’évocation démoniaque et la gnose occultiste dans l’espoir puéril d’y puiser un surcroît de pouvoir.
Pire, elle révèle que certaines loges dites « déviantes » ont carrément banalisé et rendu respectable la figure de Satan, allant jusqu’à lire l’« Hymne à Satan » de Carducci, faisant du Malin un « grand allié de l’humanité ». Ainsi, sous le couvert de spiritualité, se perpétuerait en réalité le plus vieux et le plus sordide des pactes : celui qui lie l’ambition au diable.
Son fils, Massimiliano, décédé en juin 2003 d’une leucémie fulminante peu après avoir survécu à un terrible accident de voiture, elle se serait suicidée en sautant d’une fenêtre du cinquième étage de son immeuble romain. Selon les témoignages de voisins, elle aurait sauté en serrant une photo de son fils. Habitant au premier étage, elle était montée au cinquième étage, bloquant l’ascenseur pour ne pas être gênée dans sa tentative de mettre fin à ses jours.
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